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1059 volontaires sont partis en 2003 sur l'un des programmes de la section française de MSF.

» POURQUOI PARTIR POUR MSF ?
"Pour un besoin personnel de faire quelque chose d'utile, de vivre une aventure humaine, explique Sandrine, infirmière, de retour de sa mission au Burundi.

Peut-être aussi avec la vanité de participer à une action qui aurait un peu plus de sens que d'autres. En somme, rien de bien original, mais qui devient évident lorsque l'on prend la décision de s'engager et de vivre ce en quoi on croit."

Comme elle, ils ont été 1059 en 2003 à partir dans un des 39 pays où travaille la section française de MSF. Dont 334 "premières missions", ces volontaires qui partent pour la première fois pour MSF. Des premières missions qui, même plusieurs années plus tard, laissent parfois un souvenir vivace aux volontaires. Partie pour la première fois au Sri Lanka, Catherine s'en rappelle encore dix ans plus tard. "J'ai touché du doigt l'utilité de notre travail. J'ai aussi éprouvé une forme certaine d'excitation - je partais aussi pour ça - et un degré d'ouverture aux autres évident - ce que je n'imaginais pas forcément".
» QUI SONT CES 1059 VOLONTAIRES PARTIS AVEC MSF ?
Tout d'abord, la parité est respectée à MSF, puisque ce sont autant des hommes (51%) que des femmes (49%). Ils ont en moyenne 37 ans et leur profession est avant tout médicale, mais pas seulement : 36% sont des médecins, 32% des para-médicaux et 28% des non-médicaux (administrateurs, architectes, hydrauliciens, logisticiens, etc.). De plus, MSF, organisation internationale, l'est aussi sur le terrain : 65% des volontaires sont de nationalité française, les 35% restant viennent des 5 continents, des Etats-Unis au Japon, en passant par l'Amérique du Sud ou l'Asie (62 nationalités en 2003).

Sur le terrain, ces 1059 volontaires se sont relayés sur les 450 postes qui composaient, en 2003, nos différents programmes.

La majorité d'entre eux occupent des postes de terrain, directement au coeur de nos missions : ce sont les infirmières, les médecins ou les logisticiens qui sont auprès des populations en détresse que MSF prend en charge. Le tiers restant occupe des postes d'encadrement : ils sont chefs de mission, coordinateurs médicaux, responsables de terrain, administrateurs ou responsables technique et logistique, des postes indispensables pour assurer le développement et le suivi de chaque mission.

Plusieurs volontaires se succède sur un même poste au cours de l'année, surtout sur les programmes d'urgence ou lorsque les conditions de travail sur place sont difficiles.

Ainsi, la plupart des 1059 volontaires ont réalisé une mission au cours de l'année, mais certains se sont engagés sur plusieurs missions.

D'Angola en Zambie, ils sont partis sur des missions d'urgence comme en RDC, en Ingouchie, au Niger ou à Madagascar, qu'il s'agisse d'interventions en situation de conflit, de réponses à des épidémies ou encore de programmes nutritionnels. "Dans l'urgence, on voit nos actes porter leurs fruits, la condition des gens s'améliorer", explique Marie, médecin.

Ils se sont aussi engagés sur des programmes à plus long terme, comme au Cambodge, en Abkhazie ou au Guatemala par exemple - où MSF mène des programmes de prise en charge des patients atteints du Sida, de Tuberculose ou s'occupe des enfants des rues. Mais qu'il s'agisse de missions d'urgence ou à plus long terme, l'engagement des volontaires MSF s'inscrit dans la durée. Car pour assurer la continuité et la cohérence de nos projets, il est nécessaire de s'impliquer auprès des populations pour une durée minimum de 6 mois.
 
Photo : Roger Job - Soudan