Portraits - Témoignages de pharmacien(ne)s
Chantal, pharmacienne canadienne, est partie avec MSF au Kenya. Elle travaille depuis juillet 2003 à l’hôpital d’Homa Bay, aux bords du Lac Victoria. Ses fonctions l’amènent à superviser la pharmacie générale pour les patients hospitalisés, et à gérer l’approvisionnement en médicaments, notamment les antirétroviraux. Dans une région où près de 35% de la population adulte est séropositive, l’accès à ces traitements est vital.
Quel est ton parcours avant de devenir volontaire à MSF ?
J’ai effectué mes études à l’Université de Montréal en pharmacie. J’ai eu envie de partir en mission dès la première année de faculté, mais je souhaitais d’abord pratiquer quelques années mon métier. J’ai d’abord travaillé à titre de pharmacienne en infectiologie clinique dans un milieu hospitalier au Canada de 1994 à 2000. J’étais responsable pharmaceutique de la clinique externe HIV/SIDA et des services cliniques en infectiologie. En 1997-1998, j’ai pris une année sabbatique pour partir en mission en Bosnie, avec une autre Ong. En 2000, j’ai déménagé en France, où j’ai travaillé pour une compagnie pharmaceutique à but non lucratif.
Qu’est-ce qui a motivé ton engagement avec MSF ?
Dès mon arrivée en France, je me suis intéressée à la Campagne d’accès aux médicaments essentiels menée par Médecins Sans Frontières. En mai 2003, j’ai choisi d’offrir mes compétences au service de cette campagne. On m’a plutôt offert un poste de terrain dans un programme de traitement HIV/SIDA. L’idée d’un retour sur le terrain m’a enchantée, et l’expérience que je pouvais acquérir dans ce programme me convenait très bien. Le fait de travailler en équipe pluridisciplinaire est aussi enrichissant. Deux mois plus tard, j’ai rejoint l’équipe d’Homa Bay.
Quel est le travail au quotidien à Homa Bay ?
Je dois assurer la supervision de la pharmacie pour les patients hospitalisés, qui fonctionne sur un mode de recouvrement des coûts, et où travaille exclusivement du personnel du ministère de la santé kenyan. Je dois également m’assurer qu’il n’y a aucun manque de médicaments à la clinique HIV, y compris les anti-rétroviraux. Je visite donc la clinique tous les jours et assure la gestion des stocks et les commandes. J’interviens aussi pour améliorer l’information sur les médicaments et le suivi des traitements, et je participe aux réunions de groupes de patients.
Quels sont les aspects les plus valorisants de ton travail ?
Voir les patients sous traitement antirétroviral prendre du poids et reprendre une vie quasi normale !
Et les plus grandes difficultés ?
La résistance de certains médecins à l’implication de pharmaciens, notamment pour les sujets qui ne relèvent pas de la gestion de stock et de l’approvisionnement !
Quelle plus-value as-tu pu apporter au programme ?
C’est surtout sur l’adhérence et la simplification des traitements antirétroviraux que je peux apporter un regard neuf et proposer des solutions.
Qu’as-tu envie de conseiller à d’autres pharmaciens qui souhaiteraient postuler à MSF ?
Idéalement, il me semble préférable que les pharmaciens disposent d’une expérience de leur profession d’au moins deux ans avant de partir - et si possible dans un contexte pluridisciplinaire. Il est préférable de bien connaître son métier avant de se lancer. Ensuite, si l’expérience vous intéresse, alors foncez !
Quel est ton parcours avant de devenir volontaire à MSF ?
J’ai effectué mes études à l’Université de Montréal en pharmacie. J’ai eu envie de partir en mission dès la première année de faculté, mais je souhaitais d’abord pratiquer quelques années mon métier. J’ai d’abord travaillé à titre de pharmacienne en infectiologie clinique dans un milieu hospitalier au Canada de 1994 à 2000. J’étais responsable pharmaceutique de la clinique externe HIV/SIDA et des services cliniques en infectiologie. En 1997-1998, j’ai pris une année sabbatique pour partir en mission en Bosnie, avec une autre Ong. En 2000, j’ai déménagé en France, où j’ai travaillé pour une compagnie pharmaceutique à but non lucratif.
Qu’est-ce qui a motivé ton engagement avec MSF ?
Dès mon arrivée en France, je me suis intéressée à la Campagne d’accès aux médicaments essentiels menée par Médecins Sans Frontières. En mai 2003, j’ai choisi d’offrir mes compétences au service de cette campagne. On m’a plutôt offert un poste de terrain dans un programme de traitement HIV/SIDA. L’idée d’un retour sur le terrain m’a enchantée, et l’expérience que je pouvais acquérir dans ce programme me convenait très bien. Le fait de travailler en équipe pluridisciplinaire est aussi enrichissant. Deux mois plus tard, j’ai rejoint l’équipe d’Homa Bay.
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Hôpital de Homa Bay
Kenya - Août 2002 ©Andrew Njoroge |
Quel est le travail au quotidien à Homa Bay ?
Je dois assurer la supervision de la pharmacie pour les patients hospitalisés, qui fonctionne sur un mode de recouvrement des coûts, et où travaille exclusivement du personnel du ministère de la santé kenyan. Je dois également m’assurer qu’il n’y a aucun manque de médicaments à la clinique HIV, y compris les anti-rétroviraux. Je visite donc la clinique tous les jours et assure la gestion des stocks et les commandes. J’interviens aussi pour améliorer l’information sur les médicaments et le suivi des traitements, et je participe aux réunions de groupes de patients.
Quels sont les aspects les plus valorisants de ton travail ?
Voir les patients sous traitement antirétroviral prendre du poids et reprendre une vie quasi normale !
Et les plus grandes difficultés ?
La résistance de certains médecins à l’implication de pharmaciens, notamment pour les sujets qui ne relèvent pas de la gestion de stock et de l’approvisionnement !
Quelle plus-value as-tu pu apporter au programme ?
C’est surtout sur l’adhérence et la simplification des traitements antirétroviraux que je peux apporter un regard neuf et proposer des solutions.
Qu’as-tu envie de conseiller à d’autres pharmaciens qui souhaiteraient postuler à MSF ?
Idéalement, il me semble préférable que les pharmaciens disposent d’une expérience de leur profession d’au moins deux ans avant de partir - et si possible dans un contexte pluridisciplinaire. Il est préférable de bien connaître son métier avant de se lancer. Ensuite, si l’expérience vous intéresse, alors foncez !




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