La maladie du sommeil
La maladie du sommeil, une
maladie mortelle que l'on croyait rayée de la surface de
la terre depuis la fin des années soixante, fait sa réapparition.
Il y a un siècle seulement, les épidémies de maladie du sommeil décimaient des villages entiers d'Afrique centrale. L'une d'elle fit à elle seule un demi million de victimes. C'est à peu près à la même époque que le parasite responsable de la maladie et son mode de transmission (par la mouche Tsé-tsé) sont identifiés. Cette découverte aboutit à la mise en oeuvre de campagnes de grande envergure pour lutter contre la maladie : des équipes mobiles sont envoyées de village en village pour dépister la population et traiter les personnes infectées ; les sous-bois autour des points d'eau, habitat naturel de la mouche, sont méthodiquement assainis à proximité des villages. Cette stratégie, mise en oeuvre à l'échelle internationale, entraîne une diminution considérable du nombre de personnes affectées : vers les années 60, on ne recense plus que quelques rares cas de maladie du sommeil.
Lorsque les pays africains accèdent à l'indépendance, les activités des équipes mobiles sont abandonnées faute de moyens. Les guerres, dans de nombreux pays, paralysent les programmes de lutte et entraînent des déplacements massifs de populations qui favorisent la propagation de la maladie. Celle-ci resurgit ainsi dans une grande partie du continent africain, provoquant parfois, même, des épidémies. Ainsi, dans les années 1990, les équipes de MSF ont trouvé, dans certains villages du Congo, des populations infectées à plus de 70%.
Pour reprendre les termes d'un volontaire MSF: "Cette situation est très décourageante, on se croirait revenu 60 ans en arrière". Selon les estimations, un demi million de personnes serait actuellement touché par la maladie. Pratiquement disparue d'Afrique il y a 40 ans, la trypanosomiase, mortelle, est revenue.
Il y a un siècle seulement, les épidémies de maladie du sommeil décimaient des villages entiers d'Afrique centrale. L'une d'elle fit à elle seule un demi million de victimes. C'est à peu près à la même époque que le parasite responsable de la maladie et son mode de transmission (par la mouche Tsé-tsé) sont identifiés. Cette découverte aboutit à la mise en oeuvre de campagnes de grande envergure pour lutter contre la maladie : des équipes mobiles sont envoyées de village en village pour dépister la population et traiter les personnes infectées ; les sous-bois autour des points d'eau, habitat naturel de la mouche, sont méthodiquement assainis à proximité des villages. Cette stratégie, mise en oeuvre à l'échelle internationale, entraîne une diminution considérable du nombre de personnes affectées : vers les années 60, on ne recense plus que quelques rares cas de maladie du sommeil.
Lorsque les pays africains accèdent à l'indépendance, les activités des équipes mobiles sont abandonnées faute de moyens. Les guerres, dans de nombreux pays, paralysent les programmes de lutte et entraînent des déplacements massifs de populations qui favorisent la propagation de la maladie. Celle-ci resurgit ainsi dans une grande partie du continent africain, provoquant parfois, même, des épidémies. Ainsi, dans les années 1990, les équipes de MSF ont trouvé, dans certains villages du Congo, des populations infectées à plus de 70%.
Pour reprendre les termes d'un volontaire MSF: "Cette situation est très décourageante, on se croirait revenu 60 ans en arrière". Selon les estimations, un demi million de personnes serait actuellement touché par la maladie. Pratiquement disparue d'Afrique il y a 40 ans, la trypanosomiase, mortelle, est revenue.
La maladie du sommeil est connue au nord-ouest de l'Ouganda depuis 1900. Elle a été maîtrisée dans les années 30, suite à d'importantes mesures de lutte. En 1979, lorsque des soulèvements politiques secouent le nord du pays, les habitants du district de Moyo sont contraints de prendre la fuite. Ils traversent la frontière pour se réfugier dans une région du Soudan, gravement touchée par la maladie du sommeil. Celle-ci ne tarde pas à se propager au sein des réfugiés. Lorsqu'ils rentrent dans leur pays, en 1985, ils ramènent avec eux le parasite. Pendant leur absence, la guerre avait paralysé les activités de lutte contre le vecteur et la mouche s'était de nouveau multipliée. Le parasite de la maladie du sommeil ne tarde pas à infecter rapidement de nombreuses mouches tsé-tsé qui le transmettent à leur tour à la population, provoquant une grave flambée. A cette époque, MSF était en charge des soins de santé au sein de cette population. Des équipes mobiles sont alors formées au dépistage des personnes infectées dans les villages tandis que l'hôpital de Moyo devient le centre de traitement pour toute la région. La situation est encore aggravée par l'arrivée dans la région de réfugiés soudanais qui fuient la guerre civile dans leur pays. Nombre d'entre eux sont infectés, ce qui entraîne une nouvelle flambée épidémique.





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