Accès aux médicaments - Recherches insuffisantes
» DES MÉDICAMENTS ABANDONNÉS
Des médicaments essentiels efficaces
dans le traitement de maladies tropicales (qui n'affectent
pas les pays riches) disparaissent du marché faute de rentabilité :
- Le chloramphénicol huileux est très efficace en cas d'épidémie de méningite. Il est plus facile à administrer aux patients, moins cher et aussi efficace que les autres traitements. Pourtant, les fabricants ont abandonné sa production en 1995.
- L'eflornithine est un traitement sûr et efficace contre la maladie du sommeil, mortelle dans 100% des cas quand elle n'est pas soignée. Il est la seule solution pour les patients insensibles aux traitements classiquement utilisés. Pourtant, la production de l'eflornithine a été arrêtée en 1995 pour cause de non-rentabilité (voir aussi Maladie du sommeil).
Recherche du profit oblige, un large marché solvable doit exister pour qu'un médicament soit commercialisé. Les entreprises pharmaceutiques doivent maximaliser leurs bénéfices pour satisfaire leurs actionnaires et rester compétitives. Or les maladies tropicales touchent principalement des personnes qui ne sont pas capables de payer ces médicaments au prix fort. Le marché n'est pas intéressant, il est donc délaissé de l'industrie.
- Le chloramphénicol huileux est très efficace en cas d'épidémie de méningite. Il est plus facile à administrer aux patients, moins cher et aussi efficace que les autres traitements. Pourtant, les fabricants ont abandonné sa production en 1995.
- L'eflornithine est un traitement sûr et efficace contre la maladie du sommeil, mortelle dans 100% des cas quand elle n'est pas soignée. Il est la seule solution pour les patients insensibles aux traitements classiquement utilisés. Pourtant, la production de l'eflornithine a été arrêtée en 1995 pour cause de non-rentabilité (voir aussi Maladie du sommeil).
Recherche du profit oblige, un large marché solvable doit exister pour qu'un médicament soit commercialisé. Les entreprises pharmaceutiques doivent maximaliser leurs bénéfices pour satisfaire leurs actionnaires et rester compétitives. Or les maladies tropicales touchent principalement des personnes qui ne sont pas capables de payer ces médicaments au prix fort. Le marché n'est pas intéressant, il est donc délaissé de l'industrie.
» DES RECHERCHES INSUFFISANTES POUR LES
MALADIES TROPICALES
Entre 1935 et 1970, l'industrie pharmaceutique
a apporté une contribution capitale dans la lutte contre les
maladies tropicales, à une époque où la recherche de nouveaux
médicaments répondait aux intérêts militaires et coloniaux.
Depuis lors, de nombreux médicaments ont cessé d'être efficaces
: les résistances, en forte croissance, ont rendu inutiles
des produits anciens et bon marché. De ce fait, des maladies
que l'on pouvait soigner deviennent incurables. Pour traiter
des patients atteints de souches résistantes, de nouveaux médicaments
devraient être mis au point, mais l'industrie pharmaceutique
n'a pas d'intérêt dans les pays pauvres. Elle se concentre
sur des produits bien plus rentables qui répondent aux besoins
des pays industrialisés. Pour les maladies tropicales telles
que la malaria ou la maladie du sommeil, très rares sont les
nouveaux médicaments découverts.
Aujourd'hui, la vie de nombreuses personnes malades est suspendue au prix d'un médicament. Dans l'économie mondiale, celui-ci est considéré comme un produit commercial au même titre que les autres et se retrouve soumis aux lois de l'offre et de la demande. Dans ces conditions, le marché pharmaceutique est guidé par les intérêts financiers de l'industrie et non par ceux, vitaux, des malades.
Le lancement d'un nouveau médicament sur le marché, qui doit répondre à une réglementation très stricte, est une opération laborieuse et coûteuse. Lorsqu'un nouveau médicament prometteur est découvert pour le traitement d'une maladie tropicale, le fabricant décide souvent, de ce fait, de ne pas le commercialiser.
Les chiffres montrent que la recherche sur les maladies tropicales est au point mort : sur les 1 223 nouveaux médicaments introduits sur le marché entre 1975 et 1997, 13 seulement concernent le traitement d'une de ces maladies. Les multinationales pharmaceutiques, en quête de profit, préfèrent la commercialisation de traitements contre l'obésité ou la perte de cheveux à destination des pays riches à celle de nouveaux médicaments contre la malaria.
Aujourd'hui, la vie de nombreuses personnes malades est suspendue au prix d'un médicament. Dans l'économie mondiale, celui-ci est considéré comme un produit commercial au même titre que les autres et se retrouve soumis aux lois de l'offre et de la demande. Dans ces conditions, le marché pharmaceutique est guidé par les intérêts financiers de l'industrie et non par ceux, vitaux, des malades.
Le lancement d'un nouveau médicament sur le marché, qui doit répondre à une réglementation très stricte, est une opération laborieuse et coûteuse. Lorsqu'un nouveau médicament prometteur est découvert pour le traitement d'une maladie tropicale, le fabricant décide souvent, de ce fait, de ne pas le commercialiser.
Les chiffres montrent que la recherche sur les maladies tropicales est au point mort : sur les 1 223 nouveaux médicaments introduits sur le marché entre 1975 et 1997, 13 seulement concernent le traitement d'une de ces maladies. Les multinationales pharmaceutiques, en quête de profit, préfèrent la commercialisation de traitements contre l'obésité ou la perte de cheveux à destination des pays riches à celle de nouveaux médicaments contre la malaria.
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