Connaître MSF
Le génocide
"La sécession biafraise tirait sa légitimité des
pogroms dont les Ibos, peuple majoritaire dans la province
du Biafra, avaient été victimes quelque temps auparavant. Le
Colonel Ojukwu, gouverneur de la province du Biafra et chef
de la sécession, se déclarait prêt à voir tous les Biafrais
périr, pourvu que vive l'idée du Biafra. Si l'aide humanitaire
avait tant de mal à parvenir jusqu'au réduit biafrais, c'est
notamment parce que Ojukwu refusait absolument, pour des raisons
de principe, qu'elle transite par le territoire "ennemi". Et
ceci, alors même que les persécutions contre les Ibos avaient
totalement cessé. Au bout d'un an de guerre, la moitié de la "république
biafraise" était revenue sous contrôle gouvernemental et, à part
quelques exactions isolées, qui sont de malheureuses bavures,
les habitants avaient rapidement repris leur vie. Au moment
où l'on parlait de génocide, la moitié des Ibos, soit 7 millions,
vivaient sous administration fédérale sans ennuis particuliers.
Et le jour même où l'armée biafraise a rendu les armes, les
violences ont pris fin, les officiers ont été amnistiés.
Les médecins de la Croix-Rouge française ont cru, de bonne foi, qu'ils étaient témoins d'un génocide et ne se sont pas aperçus qu'ils se faisaient les porte-voix de la propagande des leaders sécessionnistes. De même que les missionnaires irlandais et les ONG britanniques, qui furent les premiers à violer la souveraineté nigériane pour acheminer directement les secours via les vols d'approvisionnement militaire du Biafra."
Rony Brauman - Humanitaire, le dilemme - Ed. Textuel, Conversations pour demain
Les médecins de la Croix-Rouge française ont cru, de bonne foi, qu'ils étaient témoins d'un génocide et ne se sont pas aperçus qu'ils se faisaient les porte-voix de la propagande des leaders sécessionnistes. De même que les missionnaires irlandais et les ONG britanniques, qui furent les premiers à violer la souveraineté nigériane pour acheminer directement les secours via les vols d'approvisionnement militaire du Biafra."
Rony Brauman - Humanitaire, le dilemme - Ed. Textuel, Conversations pour demain




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