Espace PresseCommuniqué
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MSF appelle les actionnaires de Novartis à faire pression sur son PDG pour qu'il abandonne le procès contre le gouvernement indien |
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Paris, le 5 mars 2007.
Alors que la dernière audience du procès Novartis se tient aujourd'hui en Inde, la compagnie pharmaceutique suisse continue d'ignorer les protestations qui se sont exprimées à travers le monde. Médecins Sans Frontières condamne fermement Novartis pour son obstination et appelle les actionnaires à demander à Daniel Vasella, PDG, de renoncer à cette action en justice. Cette dernière met en effet en péril l'accès aux médicaments dans les pays pauvres. Plus de 350 000 personnes ont signé la pétition de MSF contre le procès Novartis. Parmi elles Desmond Tutu, archevêque et prix Nobel de la paix, Michel Kazatchkine, le nouveau directeur du Fonds Mondial contre le sida, le paludisme et la tuberculose, Henry Waxman, membre du Congrès américain, Ruth Dreifuss, ancienne Présidente suisse et Présidente de la Commission sur la propriété intellectuelle, Stephen Lewis, ancien envoyé spécial des Nations Unies sur le Sida en Afrique, plusieurs parlementaires européens ainsi que l'écrivain John le Carré. Des groupes de patients et des ONG se sont aussi mobilisés à travers le monde. « Par sa démarche, Novartis menace la disponibilité en médicaments abordables dans les pays pauvres. Nous dépendons nous-mêmes beaucoup des génériques en provenance d'Inde pour nos projets. Nous sommes extrêmement préoccupés », explique le Dr Unni Karunakara, directeur médical de la Campagne d'Accès aux Médicaments Essentiels de MSF. « L'Inde utilise les flexibilités prévues dans les règles du commerce international et pourrait servir de modèle à d'autres pays. Mais si Novartis remporte ce procès, la possibilité de recourir à ces souplesses vitales disparaîtra en Inde et peut-être ailleurs. » Demain se déroule à Bâle l'assemblée générale de Novartis. « Nous demandons aux actionnaires de l'entreprise de profiter de cette occasion pour exprimer leurs inquiétudes sur les conséquences de l'action menée en Inde », déclare le Dr Christophe Fournier, président du conseil International de MSF. « Alors que de plus en plus de pays comptent sur la disponibilité de médicaments génériques abordables pour mener leurs politiques de santé, il est inacceptable que les attaques d'une entreprise menacent l'un des principaux fournisseurs au monde. » Aujourd'hui, la haute cour de Chennai tient sa dernière audience dans le procès que Novartis intente pour changer la section 3(d) de la loi indienne sur les brevets. Le tribunal devrait rendre son verdict dans le mois qui vient. En parallèle, une autre procédure porte spécifiquement sur le refus d'accorder un brevet au Glivec® (imatinib), médicament de Novartis contre la leucémie. Une audience est prévue demain devant la haute cour de Chennai. MSF continuera à suivre cette affaire de très près. C'est grâce à la disponibilité d'antirétroviraux à bas prix que MSF et d'autres organisations ont pu, depuis l'an 2000, mettre des malades du sida sous traitement. Souvent présentée comme « la pharmacie des pays en développement », l'Inde fournit plus du quart des médicaments achetés par MSF. Pour les programmes de mise sous traitement des malades du sida de MSF (80 000 patients dans plus de 30 pays), cette proportion atteint même 80%.
Pour obtenir un dossier complet sur le procès Novartis, ainsi qu'une interview exclusive de Michel Kazatchkine, (le nouveau directeur du Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme) vous pouvez aller sur http://www.msf.fr/presse.
Pour plus d'information et pour des interviews, merci de contacter Kate de Rivero (01 40 21 29 17) ou Clementine Lacroix (01 40 21 28 97)
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