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La Couverture maladie universelle (CMU) permet l'accès aux soins pour tous.

Mis en ligne le 18 octobre 2004
"Nous ferons appliquer leurs droits, parce que nous refusons que dans notre pays se mette en place une médecine à deux vitesses. Le rôle de Médecins Sans Frontières n'est pas de multiplier les dispensaires et de fabriquer une médecine au rabais, mais de rendre aux exclus l'accès à un système de santé qui est aussi le leur. C'est l'avenir même de notre société qui est en jeu."

Extrait du Journal des donateurs de janvier 1997
» Un enjeu historique
Depuis 1987, le travail mené par MSF dans ses centres médico-sociaux ne se limite pas à offrir aux patients une consultation médicale, des médicaments et des soins infirmiers. Il s'agit également de les informer de leur droit à la santé et de les accompagner tout au long de leur parcours administratif, au bout duquel ils doivent pouvoir rentrer dans le système de "droit commun". Bien souvent, il faut des mois pour obtenir les résultats voulus.
 
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Nous ne voulons pas d'un système de santé qui exclut les plus précaires.
© photo : Claudine Doury / MSF / 1988
 
Dès décembre 1998, MSF travaille en amont du projet de loi sur la Couverture maladie universelle (CMU), la considérant comme un enjeu historique - plus de 6 millions de personnes en situation précaire sont concernées - et crée "Droits ouverts", un réseau de personnes intéressées par ce débat. "Droits ouverts" est également un journal d'information qui témoigne du parcours des personnes rencontrées dans nos salles d'attente, exclues des soins alors qu'elles ont pour la plupart des droits à faire valoir et qui ne leur sont pas reconnus.

MSF se bat pour que la CMU soit garantie par le service public et non par les assureurs privés, que les droits soient les mêmes pour tous, sur l'ensemble du territoire. L'association met aussi l'accent sur certaines populations afin qu'elles ne soient pas oubliées, notamment les demandeurs d'asile et les étrangers sans titre de séjour... Au final, 25 propositions de l'association seront retenues dans la Loi.
» Une grande victoire
La CMU entre en application en 2000. Elle permet d'ouvrir sans délai des droits à une couverture sociale pour toute personne résidant en France. Elle offre aux personnes vivant avec moins de 3.000 francs par mois un accès à des soins médicaux gratuits, sur déclaration de leur lieu de résidence et de ressources. Désormais, dès lors que l'on devient assuré social, on ne peut cesser de l'être. Les plus pauvres ont désormais droit à des soins comme n'importe quel autre citoyen.

Les salles d'attente de nos programmes d'accès aux soins désemplissent peu à peu. En juin 2001, nous fermons notre centre médico-social de Marseille. L'association se concentre alors sur l'aide aux populations en très grande difficulté, les jeunes en situation de grande précarité et les étrangers sans papiers.
 
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"Non à l'exculsion des soins"
Fin 2002, 100.000 personnes signent notre pétition pour protester contre les premières modifications de la CMU et de l'AME
 
» Remise en question trois ans plus tard
En décembre 2002, de nombreuses associations médicales et sociales se mobilisent pour protester contre les premières modifications de la Couverture maladie universelle (CMU) et de l'Aide médicale d'Etat (AME), destinée aux étrangers sans titre de séjour en France et aux revenus extrêmement faibles. Une pétition réunit plus de 100.000 signatures.

Un an plus tard, Médecins Sans Frontières et Médecins du Monde, dans un appel commun, dénoncent les effets pervers de la réforme de l'AME. Cet appel sera signé par 160 associations dont le Samu social de Paris et le Comede. Quelques mois plus tard, les équipes sur le terrain voient déjà les conséquences néfastes de ces mesures au quotidien.

>> AME - CMU, où en est on aujourd'hui ?