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ActivitésSoutien aux populations réfugiées et déplacées

Parce qu'une guerre éclate, que le canon tonne, que la violence se déchaîne, des milliers de personnes, de familles, quittent leur maison, leur terre, pour se mettre en sécurité ailleurs. On les appelle "réfugiés" lorsqu'ils quitent leur pays et s'installent dans un pays limitrophe, "déplacés" lorsque le terme de leur fuite ne les pousse pas à quitter le pays.

Ainsi commence l'exode. Nos aînés se souviennent de l'été 1940, des matelas sur le toit de la traction avant, des bicyclettes, de cet exode qui a marqué la France et qui servit de cadre pour Jeux interdits. Nos équipes vous racontent souvent les exodes qu'elles rencontrent, et, parfois, l'une de ces histoires tragiques de fuite et d'exode.


Aujourd'hui, dans le monde, 40 millions de personnes sont réfugiées ou déplacées.
Aujourd'hui, dans le monde,
40 millions de personnes sont réfugiées ou déplacées.
 


Car, si les histoires sont toujours singulières, l'exode est toujours un drame : en mars 1991, des centaines de milliers de Kurdes ont quitté leur maison en pleine nuit, les pieds dans la neige, fuyant les bombardements des hélicoptères de Saddam Hussein, le plus loin possible, dans les hautes montagnes. Des centaines de milliers d'Angolais ont, eux, erré pendant quatre ans - de 1998 à 2002 - dans les "zones grises". En mai 2003, les habitants de Bunya, au Congo, pourtant habitués aux attaques, décident de quitter la ville pour échapper aux massacres, et marchent 15 jours dans la brousse épaisse, régulièrement inquiétés dans leur fuite par des miliciens avides et violents.

Quitter sa maison et sa terre, abandonner ses biens pour n'emporter que l'essentiel, partir vers un avenir incertain et parfois vers des terres hostiles, est toujours un déchirement, une décision difficile à prendre. Souvent, les plus âgés renoncent à partir, préférant mourir chez eux que ne pas savoir s'ils reverront un jour leur maison.


 
Diaporama
Dessins d'un camp de réfugiés
  illustration


Mais, si l'on veut survivre à la guerre ou aux violences d'un régime oppresseur, partir n'est plus vraiment un choix.

Souvent la route est semée d'embûches et de dangers; heureusement aussi, les exilés bénéficient de la solidarité d'habitants croisés en chemin, pour s'abriter pour une halte, manger, boire...

Lorsque nous pouvons anticiper l'exode et que la sécurité nous permet d'emprunter la route que prennent les exilés, nous envoyons des équipes mobiles qui soignent les malades et blessés et fournissent de l'eau et des vivres.

Plus fragiles, ils arrivent sur un lieu plus ou moins hospitalier où ils poseront leurs bagages. Il ne leur reste en général plus grand chose : ils ont consommé les vivres qu'ils ont pu emporter quand ils n'ont pas été pillés avant ou après leur départ. Il leur faut alors trouver le minimum pour vivre.