Logo de Médecins Sans Frontières Soutenez Médecins Sans Frontières
Rechercher

options

Dépasser la navigation de cette rubrique
 

Nos actions

Dépasser la navigation principale

Le paludisme

Avec 1,5 à 2,4 millions de morts par an, dont la moitié ont moins de cinq ans, le paludisme est l'une des maladies les plus meurtrières. Chaque jour, en Afrique, les équipes de Médecins Sans Frontières soignent en moyenne 3.000 malades du paludisme...

Dans les années 1960, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) caressait l'espoir d'éradiquer cette maladie parasitaire. Pourtant, depuis une vingtaine d'années, le paludisme progresse. Aujourd'hui, on dénombre quatre fois plus de cas et trois fois plus de morts que dans les années 1970 et la maladie se manifeste de plus en plus sous une forme aiguë, catastrophique, épidémique...

Aujourd'hui, le paludisme fait deux millions de morts par an. Toutes les trente secondes, il tue un enfant.
Pourtant, mourir du paludisme ne devrait pas être une fatalité : un médicament existe...
 

Plusieurs facteurs expliquent cet état des lieux alarmants. Les mesures de prévention (notamment la distribution de moustiquaires imprégnées de produits répulsifs) sont insuffisantes, et ne sauraient de toute façon, à elles seules, constituer une stratégie de lutte contre le paludisme. L'efficacité des traitements massivement prescrits n'a cessé de diminuer, à mesure que le parasite responsable de la maladie développait des résistances aux molécules utilisées pour le combattre. Face à ce constat, la recherche sur le paludisme a continué d'être négligée, manquant cruellement de financements. Les chercheurs n'envisagent pas la mise au point d'un vaccin avant une quinzaine d'années.

En attendant, il existe un traitement efficace contre le paludisme : les ACT (artemisinine-based combination therapy, combinaisons à base d'artémisinine). Depuis 2001, MSF utilise systématiquement les ACT pour ses patients, et milite pour que leur utilisation soit généralisée. Mais faute de volonté politique, les ACT ne sont toujours pas disponibles dans la majorité des pays africains. Une réalité absurde et choquante bien résumée par Nick White, chercheur et professeur de médecine tropicale à l'Université d'Oxford : "Les mères africaines ignorent que leurs enfants meurent d'une maladie guérissable et que les bailleurs de fonds pourraient choisir de financer un traitement efficace qui les sauverait."

Photos : Florence Gaty/MSF - Akuem, province du Bahr el Ghazal, Sud du Soudan