La malnutrition peut être détectée de trois manières : par le rapport taille-poids rapporté à une population de référence ; par le bracelet MUAC (mid-upper arm circumference : la mesure du périmètre brachial ) ; ou par la présence d'un œdème (aspect gonflé des pieds et du visage).
Si les carences alimentaires persistent, la croissance des enfants s'arrête et ils présentent alors un aspect chétif (une taille insuffisante par rapport à l'âge). Cette situation est appelée malnutrition chronique. En cas de perte de poids ou d'« émaciation » (poids insuffisant par rapport à la taille), on parle de malnutrition aiguë. Ces deux types de malnutrition peuvent en outre être classés comme modérée ou sévère.
La malnutrition aiguë sévère comporte essentiellement deux formes cliniques : émaciation sévère (appelée marasme) et œdème nutritionnel (kwashiokor). C'est l'analyse clinique qui détermine si le traitement doit être administré à l'hôpital ou à domicile avec des produits thérapeutiques prêts à l’emploi.
L'expérience de MSF au Niger a montré que la plupart des enfants ne présentaient pas de complications et pouvaient suivre le traitement à domicile avec des produits thérapeutiques prêts à l’emploi. En l’absence d’intervention efficace, la malnutrition aiguë sévère se traduit par un taux de mortalité pouvant atteindre 21 %. Cependant, tout enfant souffrant de malnutrition a plus de risques de développer des complications pouvant entraîner une maladie grave et la mort.
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