» 24 décembre / Tchad - Réduction de nos activités dans le Dar Sila, à l’est du Tchad. Suite aux violents incidents survenus à Koukou le 24 novembre dernier, notre programme de secours envers les déplacés de cette zone a été suspendu pour une durée encore indéterminée.
Les 5 expatriés et les 16 employés locaux ont tous quitté le terrain.
D’autre part, nous avons réduit notre équipe présente à Dogdoré suite à la reprise des affrontements dans la région d’Hadjer Hadid et à la forte insécurité régnant dans la zone.
» 18 décembre / Yemen - aide médicale pour les migrants à l’arrivée. La section espagnole de MSF apporte des soins médicaux aux réfugiés et aux migrants somaliens qui arrivent sur la côte du Yemen, dans les gouvernorats d’Abyan et de Shabwa, depuis septembre 2007. Le 15 décembre, l’équipe a rencontré un groupe de 49 survivants et leur a donné les premiers soins médicaux, ainsi que de la nourriture et des vêtements. Leur embarcation avait chaviré à distance de la côte et une majorité des passagers n’a pas survécu. 56 corps, majoritairement de femmes ainsi que d’enfants, ont été retrouvés sur la plage et il y aurait une quarantaine de personne disparues.
» 7 décembre / Ouganda - Epidémie d’Ebola. Des tests en laboratoire ont confirmé la présence du virus de l’Ebola dans les échantillons prélevés à l’ouest de l’Ouganda, situé à la frontière de la RDC. Selon le ministère de la Santé ougandais, il y a 93 cas suspectés et 22 décès principalement dans les localités de Kykyo et Bundibugyo.
Arrivée le 1er décembre à Bundibugyo, une équipe de MSF met en place deux unités d'isolement à Bundibugyo et à Kykyo. MSF travaille en collaboration avec les autorités ougandaises, l’OMS et d'autres organisations.
MSF forme le personnel aux mesures à prendre contre l'Ebola et distribue du matériel de protection : face à un virus qui se transmet par les fluides corporels, ceux qui s'occupent des malades courent un risque élevé de contracter la maladie. A Bundibugyo, quatre membres du personnel soignant du centre de santé ont déjà été contaminés, ainsi que certains accompagnants qui dormaient à côté des malades.
La fièvre hémorragique Ebola est une maladie très contagieuse pour laquelle il n'existe, à ce jour, aucun traitement. Les souches de virus connues à ce jour entraînent le décès du malade dans 50 à 90% des cas. C’est pourquoi l'action de MSF consiste en premier lieu à construire une isolation efficace, puis à isoler les patients infectés, à les réhydrater et à soulager leur souffrance. Afin de contenir l'épidémie, il faut aussi rechercher les personnes qui ont été en contact avec des malades et les autres lieux où des cas ont été détectés. A ce jour, deux autres localités auraient eu des patients aux symptômes similaires, mais cela reste à confirmer par les tests laboratoires.
» 5 décembre / RDC - Evacuation de nos équipes à Rutshuru et Nyanzale, au Nord Kivu. Avec la recrudescence des combats, dans le Nord Kivu, entre rebelles et soldats de l’armée régulière, l’insécurité a franchi un nouveau seuil. Et nous avons dû évacuer nos équipes de Rutshuru et de Nyanzale.
Habituellement dans l’hôpital de Rutshuru, nous fournissons des soins en maternité, pédiatrie, médecine interne, assurons les urgences médicales et chirurgicales et prenons en charge les victimes de violences sexuelles. De plus, l’apparition de cas de choléra, fin novembre, nous a amenés à ouvrir quatre unités de traitement autour de la ville de Rutshuru. En trois semaines, nous avons soigné 275 malades du choléra.
Maintenant dès que la situation le permettra, des membres de l’équipe reviendront à Rutshuru où sont restées deux personnes qui suivent la situation dans les unités de traitement du choléra et fournissent un appui à l’hôpital qui fonctionne avec le seul personnel rattaché au ministère de la Santé.
A Nyanzale, nous intervenons dans un centre de soins doté d’une unité d’hospitalisation et dans un centre nutritionnel. Nous faisons aussi des cliniques mobiles auprès des populations résidentes et déplacées. Depuis son départ de Nyanzale pour Kayna, notre équipe suit les mouvements de populations toujours très importants et évalue là où un soutien médical est nécessaire, un grand nombre de personnes ayant fui vers le nord.
Quant à notre équipe basée à Binza, au nord de Rutshuru, elle reste opérationnelle et assure appui aux centres de soins, consultations et transfert des patients à l’hôpital de Nyamilima.
» 3 décembre / HIV-SIDA - Rétinites à CMV : un traitement trop cher. « L’échec de diagnostic et de traitement des rétinites à cytomégalovirus (CMV) chez les malades du sida conduit à des cécités inutiles * », explique une étude parue le 1er décembre dans le journal médical PloS Medecine. Selon les auteurs – une équipe internationale ayant travaillé, entre autres, sur des projets MSF – les rétinites à CMV surviennent chez des malades du sida à un stade très avancé à hauteur de 23% au Cambodge, 27% au Myanmar et 32% en Thaïlande.
Cette infection opportuniste du VIH/sida peut être diagnostiquée assez facilement et il existe des traitements efficaces. Toutefois, dans de nombreux pays, la meilleure option de traitement, le valganciclovir oral coûte plus de 10.000 $, pour un traitement d’une durée de 4 mois. Les autres alternatives, le ganciclovir, en intraveineuse ou en injections intra-oculaires, sont des traitements lourds ou difficiles à administrer.
Même si des progrès ont été accomplis pour une meilleure accessibilité du valgancicovir, cet accès reste limité. Le laboratoire Roche, qui le produit, a proposé un prix de 1.899 $ (1.281 €) aux ONG, mais ce prix reste trop élevé. MSF, au travers de la Campagne d’accès aux médicaments essentiels, demande à Roche de diminuer le prix de ce traitement.
Dans tous les cas, le meilleur traitement reste la prise en charge plus précoce des patients ce qui nécessite d'améliorer l'accès à un diagnostic précoce et aux traitements anti-rétroviraux (ARV).
* «Cytomegalovirus Retinitis: The Neglected Disease of the AIDS Pandemic» est accessible sur le site du journal : http://medicine.plosjournals.org
» 30 novembre / Soudan - Bor, sud-Soudan: 4 tués dans l'enceinte de MSF.
Quatre personnes ont été tuées et une autre blessée dans une voiture
appartenant à MSF à Bor, au sud-Soudan, le 29 novembre. Cet acte
inacceptable s'est produit après des combats entre différentes tribus aux
environs de Bor la veille. 23 patients, blessés lors de conflits tribaux,
avaient été amenés durant la nuit. Une bataille a éclaté à l'intérieur même
du bâtiment tôt le matin. L'équipe MSF a évacué de l'hôpital huit patients
ainsi que les membres de leurs familles (dont un bébé) qui étaient
particulièrement pris à partie. Ces personnes se trouvaient dans un
véhicule MSF, dans l'enceinte de la section belge de notre organisation,
quand ils ont été attaqués par des personnes lancées à leur poursuite. Deux
adultes et le bébé s’en sont sortis indemnes en se cachant sous les sièges
de la voiture. Une partie des 17 membres de l'équipe a été évacuée, une
petite équipe est restée à Bor pour réduire l'interruption d'activités
vitales au sein de l'hôpital. Ces assassinats diminuent notre capacité à
founir des soins de santé à l'hôpital de Bor, où étaient réalisés 250
consultations et trois interventions chirurgicales par jour.
lire le
communiqué de presse.
» 29 novembre / Soudan - Des patients et des membres de leurs familles tués dans l'enceinte de MSF. Tôt ce matin, quatre personnes ont été tuées et une autre blessée dans une voiture appartenant à l'organisation humanitaire médicale Médecins Sans Frontières (MSF) à Bor, au sud-Soudan. Huit patients ainsi que les membres de leurs familles, dont un bébé, ont été évacués de l'hôpital lorsque une rixe entre tribus a éclaté à l'intérieur du bâtiment. Ils étaient à l'intérieur d'un véhicule MSF dans l'enceinte de l'organisation, se situant dans la rue en face de l'hôpital, quand ils ont été attaqués par des personnes lancées à leur poursuite. Deux adultes et le bébé s'en sont sortis indemnes en se cachant sous les sièges de la voiture.
Lire le CP.
» 27 novembre / TCHAD - violents incidents à Koukou, à l’est du Tchad. Dans la nuit de samedi à dimanche, des hommes armés, non identifiés, ont pénétré dans le campement MSF à Koukou, à l’est du Tchad, à 180 km au sud d’Abeche. Les agresseurs ont menacé l'équipe MSF verbalement et avec des armes, et ont brutalisé 5 personnes. Des coups de feu ont également été tirés en l’air. Ils se sont emparés du contenu du coffre-fort, des appareils de télécommunication et de la voiture MSF avec laquelle ils se sont enfuis. Ce violent incident fait suite à une autre agression, 6 jours plus tôt, toujours à Koukou, où des hommes armés ont investi le bureau MSF, brutalisé les deux gardiens et ont voulu voler le coffre-fort, avant de s’enfuir.
Suite à l’agression de ce week-end, MSF a décidé de suspendre momentanément son intervention à Koukou où MSF travaille depuis avril 2007 auprès de plus de 30.000 personnes déplacées. 3 volontaires MSF et les 15 membres de notre équipe locale ont quitté Koukou. 4 volontaires sont encore sur place, pour assurer le transfert des patients hospitalisés et distribuer des rations d'aliments thérapeutiques aux enfants malnutris qui étaient suivis en ambulatoire. Nous avons également réduit notre équipe de Dogdoré, dans la même zone, passant de 25 à 10 personnes.
L’est du Tchad est le théâtre d’affrontements depuis fin 2005. Aujourd’hui, l’insécurité reste forte dans la région. L’instabilité de la zone de Koukou est aujourd’hui due à de multiples facteurs où se mêlent un fort banditisme, la présence de groupes armés rebelles et de militaires de l’armée gouvernementale.
De plus, les affrontements ont repris ces jours-ci entre les groupes rebelles et les forces gouvernementales, notamment dans la région de d’Hadjer Hadid, situé à l’est d’Abeche.
» 23 novembre / Bangladesh - Le point sur nos actions. Trois équipes de Médecins Sans Frontières sont en cours d’évaluation des
besoins dans des zones dévastées par le cyclone Sidr. Une quinzaine de
personnes, médicaux et logisticiens, se trouvent actuellement dans les
districts de Bohla, Patuakhali, Jhalakati, Pirojpur et Bagherat, au sud du
Bangladesh.
Les îles et les zones proches de la côte, à l’extrême sud du pays, ont été
particulièrement ravagés. « A Galachipa, environ 80% des maisons ont été
détruites et les habitants ont perdu pratiquement tous leurs biens »,
indique Tony Marchant, un logisticien qui a évalué la situation dans cette
zone comptant 300 000 habitants, dans le district de Patuakhali.
Les dégâts sont considérables mais il y a eu une bonne réponse locale à
cette urgence depuis le 15 novembre dernier. Des distributions de
nourriture et d’abris sont organisées. Au niveau médical, la réponse des
autorités et des organisations locales a permis jusqu’à présent de couvrir
les besoins principaux. Des cliniques itinérantes et les centres de santé
fonctionnent.
Les équipes MSF ont donné, lors de l’évaluation, du matériel médical et des
bâches de plastique dans des lieux isolés. 1 000 kits comprenant du
matériel de première nécessité (savon, serviette, vêtements, ustensiles de
cuisine, jerrycans, seau) vont être distribués.
« Dans les îles que nous avons visitées, les sources d’eau ont été
contaminées et les latrines ont été inondées », décrit Tony Marchant. « Les
habitants doivent chercher des sources non contaminées ou même boire de
l’eau impropre. » L’accès à l’eau potable est un problème récurrent dans
ces zones, encore pire après le cyclone.
MSF envoie 6 tonnes de matériel de sanitation, dont des pompes à
eau.
» 19 novembre / Bangladesh - Evaluation après le cyclone. Trois équipes MSF sont parties vers des zones affectées jeudi 15 novembre
par le cyclone Sidr, au sud du Bangladesh. Une quinzaine de personnes,
médicaux et logisticiens, arrivent dans les régions de Barguna, Pirojpur et
Bhola pour évaluer la situation et identifier les besoins les plus urgents
pour les populations. Des bâches de plastique et des médicaments de base
sont emportés. MSF est en contact avec les autres organisations présentes
sur le terrain et les actions éventuelles seront décidées en fonction de
l'évaluation des équipes.
» 5 novembre / Darfour - Le point sur nos activités. Les activités de MSF a Muhajariya ont pu reprendre pleinement. Après l'attaque le 8 octobre dernier à Muhajariya et ses alentours, le personnel soudanais de MSF maintenait les services de base; le reste de l'équipe, qui avait évacué, est de retour depuis le 21 octobre. Des cliniques mobiles ont été installées pour répondre à la population déplacée en raison de la violence. L'équipe offre également son aide à l'hôpital local qui est maintenant pleinement opérationnel, avec 28 enfants admis au centre de nutrition thérapeutique; 69 patients hospitalisés au total. Onze blessures par balle; comprenant des soins chirurgicaux, ont récemment été traitées par le personnel médical. Deux patients restent toujours dans des conditions critiques. Grâce aux cliniques mobiles, le personnel médical de MSF a, jusqu'à présent, traité 856 patients. Le personnel MSF est aussi occupé à transporter quotidiennement par camion, de l'eau aux déplacés dans quatre emplacements différents. En collaboration avec l'organisation non gouvernementale française Solidarité, les équipes MSF ont aussi participé à des activités d'hygiène.
Le décès de deux membres soudanais de l'équipe MSF, résultant des attaques du 8 octobre dernier, a été confirmé. Il s'agit d'Adam Abduljabar Arja, un préposé de la salle d'opération, et de Hassan Abakar Abdalla, un guardien de la clinique MSF. Adam a été abattu alors qu'il tentait de retrouver son père, resté seul à la maison et incapable de se déplacer. Hassan se dirigeait vers Muhajariya lors de l'attaque. Il est entré au village et alors qu'il courait pour se protéger, il a été tué par balle.
MSF est profondément attristé par le décès de ces deux membres de l'équipe, et demeure vigilant dans la ville et ses alentours. Muhajariya demeure relativement vide, avec une population qui ose s'y aventurer seulement de jour.
» 26 octobre / Palestine - Territoires palestiniens, récits de missions. Malgré l’attention médiatique portée au conflit au Moyen Orient, les représentations données des conditions de survie de la population des Territoires palestiniens et du rôle que jouent les acteurs humanitaires sont souvent imprécises.
Pierre Salignon, directeur général de MSF - de retour d’une visite dans la bande de Gaza - constate que « la vie dans la bande de Gaza n’a jamais été aussi difficile dans ce qui ressemble de plus en plus à une prison à ciel ouvert ».
Francie Sadeski quant à elle vient de terminer sa mission en tant que Responsable de Terrain à Naplouse, une ville « en état de siège » où MSF propose des soins psychologiques et médicaux, ainsi qu’une assistance sociale.
» 26 octobre / Tchad - MSF précise n’avoir aucun lien avec l’association l’Arche de Zoé ou Children Rescue . Médecins Sans Frontières précise n’avoir aucun lien avec l’association l’Arche de Zoé, dont des membres ont été arrêtés par les autorités tchadiennes à Abéché le 25 octobre.
L’association Children Rescue, filiale au Tchad de l’Arche de Zoé, a référé des enfants à l’hôpital d’Adré, où travaille Médecins Sans Frontières. Ils ont eu une consultation médicale, comme tout autre patient se présentant à l’hôpital. Depuis mi-septembre, sur une quarantaine d’enfants, aucun n’a en fait été hospitalisé, car soit ils étaient en bonne santé, soit ils avaient des pathologies mineures traitées via le service des consultations externes.
Invoquer un quelconque soutien de MSF au projet de transfert aérien de ces enfants en France est non fondé.
Les équipes de MSF qui travaillent au Tchad et au Darfour apportent des soins médicaux à la population réfugiée, déplacée et résidente sur plusieurs localités. Des dizaines de milliers d’enfants sont soignés chaque année.
» 23 octobre / Darfour - Une aide médicale urgente après les récentes attaques
. Après les attaques de groupes armés début octobre sur la ville de
Muhajariya au Darfour (Soudan), l'équipe soudanaise de MSF restée à
Muhajariya a mis sur pied une clinique mobile pour les milliers de
personnes parties à la périphérie nord de la ville pour échapper à
la violence. Le 12 octobre, elle a aussi rouvert l’hôpital local. Près
d’une centaine de personnes y reçoivent des soins médicaux chaque jour,
parmi elles 23 ont été soignées pour des blessures par balle.
(plus d'informations cliquer ici)
A Tawila en revanche, dans le Nord Darfour à l'ouest d'El Facher, il n'y
avait plus d'aide médicale depuis des mois, après le retrait des organisations
humanitaires à cause de l'insécurité. MSF a donc commencé des consultations itinérantes dans trois camps de personnes déplacées il y a un mois et demi et prévoyait d'étendre ses activités. Mais suite aux combats début octobre, l'équipe a dû partir. Elle reviendre dès que les conditions le permettront.
(plus d'informations cliquer ici)
» 22 octobre / RDC Nord Kivu - Porter secours à partir de l’Ouganda . Au Nord Kivu, dans le sud de la région de Rutshuru, les centres de santé ont été pillés lors des derniers affrontements et l’accès aux soins est très limité. Comme l’équipe basée à Rutshuru ne peut se rendre vers l’est à proximité de la frontière ougandaise – la route est coupée par une ligne de front entre l’armée régulière et les troupes de l’ancien général Laurent Nkunda, nous avons mis en place une équipe qui intervient dans cette zone à partir de l’Ouganda. Cette équipe comprenant un médecin, une infirmière, un responsable terrain et un logisticien est basée à Kisoro, à douze kilomètres de la frontière avec la RDC et donne des consultations deux fois par semaine dans trois sites : Jomba, Chengerero et Bunagana où se trouvent 46 000 personnes.
» 17 octobre / Niger - ouverture d’un programme dans le nord. Début octobre, MSF a démarré ses activités à Dabaga, dans la région de l’Aïr, à une cinquantaine de kilomètres au nord d’Agadez. L’équipe, composée d’un médecin, d’une infirmière et d’un logisticien, apporte un appui médical et logistique au dispensaire de Dabaga, en accord avec les autorités, afin d’améliorer l’accès aux soins des populations de la zone. La région est en effet, depuis plusieurs mois, le théâtre d’affrontements qui perturbent l’accès aux soins pour les populations civiles.
Dans un premier temps, l’équipe va renforcer les consultations médicales pour les populations dans le dispensaire, améliorer l’approvisionnement en médicaments et matériel médical. Les cas graves, notamment les malades nécessitant une intervention chirurgicale, seront référés vers l’hôpital d’Agadez.
» 11 octobre / Côte d'Ivoire - Fin de nos activités. La situation s’étant normalisée dans le pays, nous avons cessé, fin septembre, de donner des soins médicaux dans un dispensaire et un centre nutritionnel thérapeutique à Guiglo, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire où nous avons travaillé plus de quatre ans. Déjà fin avril, nous avions fermé notre programme à Bouaké. Puis, nous avons mené plusieurs missions d’évaluation dans le pays, notamment à Abidjan, ans identifier de besoins médicaux qui justifient une réponse de MSF. Nous, la section française de MSF, allons donc opérer un retrait complet de la Côte d’Ivoire.
» 10 octobre / Malnutrition - MSF appelle à l'utilisation d'aliments adaptés pour soigner la malnutrition. Médecins Sans Frontières lance un appel pour développer et étendre l'utilisation des pâtes nutritives prêtes à l'emploi afin de réduire la mortalité infantile liée à la malnutrition. Chaque année cinq millions d'enfants malnutris meurent avant leurs cinq ans. L'aide alimentaire ne répond pas aux besoins des enfants les plus à risque.
» 01 octobre / Somalie - Chirurgie à Mogadiscio. Alors que les combats continuent à Mogadishio, les premiers patients ont été admis lundi 24 septembre à l'hôpital de Dayniile, situé à 9 kilomètres au nord de la capitale somalienne. Dix patients ont été pris en charge dont cinq (parmi lesquels trois blessés par balle) ont subi une intervention chirurgicale. Après des semaines de réhabilitation et de négociations menées par MSF avec la direction de l'hôpital, la structure de 35 lits est aujourd'hui équipée d'une salle d'opération, d'une salle d'urgence, d'une unité de soins intensifs, d'une salle de réveil et de deux services. Cinq expatriés (un responsable de terrain, un administrateur-logisticien, un chirurgien et une infirmière de bloc) travailleront avec du personnel somalien recruté sur place.
» 12 septembre / RDC - Une épidémie de fièvre hémorragique Ebola confirmée. Lundi 10 septembre, le ministère congolais de la Santé a officiellement déclaré l'épidémie de fièvre Ebola dans la province du Kasaï occidental, au centre de la République démocratique du Congo (RDC), après que des tests en laboratoire ont confirmé la présence du virus dans les échantillons prélevés. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), un total de 362 cas suspects ont été rapportés et 166 personnes sont décédées. Présente dans la zone depuis le 2 septembre, MSF renforce en urgence son équipe et achemine du matériel.
»
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» 5 septembre / RDC - Reprise des affrontements dans la province du Nord-Kivu.. Après une montée perceptible de la tension dans la province du Nord-Kivu, les combats ont finalement repris fin août entre les soldats insurgés fidèles au général Laurent Nkunda et l’armée congolaise. Ces violents accrochages survenus dans le sud de la province ainsi que les mouvements de troupes ont provoqué le déplacement de populations. Alors qu’une équipe de MSF s’apprêtait à faire une campagne de vaccination contre la rougeole ciblée sur les camps de déplacés et les populations résidentes dans six aires de santé de la région de Nyanzale, elle a dû la remettre à plus tard, en raison de la très grande insécurité. L’équipe basée à Nyanzale a été évacuée sur Goma tandis que l’autre équipe travaillant dans l’hôpital de Rutshuru, ville où l’électricité et le téléphone ont été coupés, a été réduite.
» 4 septembre / Ethiopie - MSF interdite d'accès à la région Somali. Communiqué de presse - Les violences et les déplacements de populations menacent la vie des civils de la région Somali en Ethiopie. Or, malgré des besoins humanitaires urgents, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) ont été interdites d’accès à cette région. Nous appelons les autorités éthiopiennes à autoriser immédiatement MSF à porter assistance aux populations de la région qui se trouvent dans une situation de plus en plus désespérée.
Lire le communiqué de presse
» 4 septembre / Grèce - la section grecque de MSF a évalué les besoins suite aux violents incendies. L'équipe de médecin et de psychologues de la section grecque de MSF a évalué les besoins dans la préfecture d'Ilia, à l'ouest du Péloponèse, en Grèce, suite aux violents incidendies. Ils ont constaté que les besoins médicaux étaient couverts et que les personnes dont les domiciles avaient brûlé ont trouvé refuge auprès de leurs proches. Par conséquent, l'équipe a conclu qu'une intervention n'était pas pertinente.
» 31 août / RDC/Nord Kivu - Une épidémie de rougeole dans un contexte tendu. Après avoir dû évacuer pour des raisons de sécurité, notre équipe est de nouveau à pied d'oeuvre pour répondre à l'épidémie de rougeole qui sévit à Nyanzale, dans la province du Nord Kivu. Malgré un contexte volatile - les tensions entre les troupes des Forces armées congolaises et les éléments du dissident Laurent Nkunda sont en recrudescence-, nous prévoyons de vacciner 70 000 enfants de 6 mois à 15 ans. Notre équipe ciblera les zones les plus touchées par l’épidémie, notamment les récents camps de déplacés (depuis janvier 2007). Cinq personnes (un coordinateur, deux infirmières et deux logisticiens) viennent en renfort de notre équipe initiale. Nous avons déjà hospitalisé 174 enfants atteints de rougeole dans la structure de santé de Nyanzale que nous soutenons et enregistré 7 décès.
» 29 août / Grèce - Des médecins MSF arrivent dans des zones dévastées par des incendies. La section grecque de Médecins Sans Frontières envoie une équipe de médecins et de psychologues, alors que des feux sans précédents se propagent dans le centre et le sud de la Grèce.
» 22 août / Sud du Soudan - Intervention suite aux inondations. Des centaines de milliers de personnes ont tout perdu suite aux pluies abondantes et aux inondations qui ont commencé il y a plusieurs semaines au Soudan. Environ 40 000 familles sont sans abris. Le sud du Soudan, qui sort de vingt ans de guerre civile, est particulièrement touché, 6 des 1O Etats ont été déclarés zone de désastre. Les pluies exceptionnellement fortes continuent et les dégâts empirent.
A Pochalla, dans l’Etat de Jonglei Est, MSF a commencé une intervention d’urgence suite à de nouvelles inondations le 16 août. 30 tonnes de matériel sont en cours d’acheminement pour distribuer des biens de première nécessité aux personnes déplacées. 1500 familles vont recevoir chacune 2 bâches en plastiques, 3 couvertures, 4 bidons, du savon, du matériel de cuisine, des moustiquaires et quelques outils. Une équipe médicale donne des consultations gratuites et les centres de santé sont réapprovisionnés en médicaments. L’évaluation des besoins se poursuit et un bateau va être utilisée pour se déplacer le long du fleuve Akobo, aux environs de Pochalla. Environ 15 000 personnes vivent en bordure du fleuve dans cette région.
» 17 août / Pérou - Premières évaluations des besoins après le séisme. Une équipe de Médecins Sans Frontières basée à Lima, la capitale du Pérou,
a évalué les besoins dans le bidonville de Vila El Salvador immédiatement
après le tremblement de terre survenu dans la nuit du 15 août. Bien que les
secousses aient été fortes à Lima, les membres de l'équipe n'ont pas
constaté de dégâts majeurs dans ce quartier et tentent maintenant de se
rendre dans la zone la plus affectée, à environ 200 km au sud de la
capitale. Les villes les plus touchées sont celles de Chincha, Pisco et Ica
mais les déplacements sont très difficiles puisque la route de Pisco est
totalement coupée. Du matériel médical et non-médical va être acheminé par
avion.
» 9 août / Novartis - Après la décision de la justice indienne, MSF remet aujourd'hui à Novartis sa pétition .... Après la décision de la justice indienne, MSF remet aujourd’hui à Novartis sa pétition signée par 420 000 personnes. MSF demande au laboratoire de ne pas poursuivre son action.
Lire le communiqué de presse.
» 6 août / Procès Novartis - Défaite pour le laboratoire, victoire pour les malades. Le laboratoire pharmaceutique attaquait un article de la loi indienne sur les brevets restreignant l’octroi de brevets sur les médicaments aux seules « innovations réelles ». Après des mois de procédure, Novartis a été débouté par le tribunal indien en charge de l’affaire. Ce verdict permettra à l’Inde, l’un des plus gros producteurs de médicaments génériques au monde, de rester la principale « pharmacie » des pays pauvres. C’est une victoire majeure pour les millions de malades dans les pays en développement qui ont besoin de médicaments à des prix abordables.
Pour consulter notre dossier sur Novartis, cliquez ici.
» 31 juillet / Cameroun - Situation nutritionnelle critique pour les réfugiés centrafricains. Au nord-est du Cameroun, une évaluation par une équipe de Médecins Sans Frontières a mis en évidence une situation nutritionnelle alarmante (11,3% de malnutrition aiguë globale, dont 3,9% de malnutrition sévère) et une mortalité catastrophique (3 à 7 fois supérieure au seuil d’urgence) pour quelque 26.000 réfugiés centrafricains.
En réponse à cette situation, MSF a déjà procédé à une distribution ciblée de 12 tonnes de nourriture. En parallèle, MSF a effectué un dépistage actif des enfants souffrant de malnutrition et met en place une stratégie de prise en charge des cas les plus urgents en collaboration avec les autorités sanitaires camerounaises.
Pour plus d’informations, cliquez ici.
De l’autre côté de la frontière, en
République centrafricaine, des échos inquiétants proviennent de la région de Bocaranga, concernant notamment la malnutrition. Basée à Paoua, MSF envisage de mener une mission exploratoire aux alentours de Bocaranga, en fonction des possibilités d’accès à cette zone.
» 25 juillet / Somalie - La situation s'aggrave à Afgooye suite à l'arrivée de nouvelles familles déplacées.... Des milliers de familles continuent à fuir Mogadiscio où la violence et les bombardements menacent la sécurité de la population civile. Médecins Sans Frontières évalue à 4900 le nombre de familles arrivées dans la zone d’Afgooye au cours des trois dernières semaines. (
cliquer ici pour lire la suite du communiqué)
» 24 juillet / Sida - Un nouveau traitement pédiatrique contre le sida donne de bons résultats cliniques mais ....
Communiqué de presse. Il est urgent de donner les formulations pédiatriques existantes aux enfants.
Lire la suite ...
» 23 juillet / Ethiopie - Une page se tourne.... A Galaha, en région Afar dans le nord-ouest de l'Ethiopie, nous avions fermé en février 2007 notre programme - ouvert en 2001 - pour diagnostiquer et traiter des patients souffrant de la tuberculose, deuxième cause d'hospitalisation et première cause de mortalité dans les structures de santé de la région. Sur les 3 000 patients pris en charge depuis le démarrage du projet, nous avons enregistré un bon taux de guérison (de 76,5% en 2006) et montré qu'il était possible de traiter une population semi-nomade contre les formes simples ou résistantes de la tuberculose. De plus, la collaboration s’étant intensifiée avec le ministère de la Santé, l'offre de soins a été accrue et il y a maintenant 16 centres de traitement en région Afar.
Suite à cette fermeture, nous étions restés sur place pour mener des évaluations sur le kala azar, une maladie parasitaire mortelle appelée aussi leishmaniose viscérale. Les résultats de cette exploration n'étant pas probants, nous avons décidé de ne pas ouvrir de nouveau programme. De plus, quatre autres sections MSF sont toujours présentes en Ethiopie (belge, hollandaise, suisse et espagnole), ainsi que nombre d'autres acteurs humanitaires. Les financements ne manquent pas, les structures de santé locales se sont développées et il n'y a pas eu d'urgence majeure depuis cinq ans. Pour toutes ces raisons, la section française de MSF a décidé de fermer ses programmes en Ethiopie et d'ainsi tourner une page importante de son histoire.
» 17 juillet - Epidémie de Dengue au Cambodge. La dengue est endémique au Cambodge. Mais, cette année, la flambée est particulièrement virulente car on dénombre déjà 15.000 cas et 190 décès en 6 mois, soit davantage que pendant toute l’année 2006. Le pic de l’épidémie est attendu pour juillet-août. Quatre provinces sont particulièrement touchées, dont celle de Kompong Cham où le taux de mortalité - du fait de cette épidémie - est de 4% chez les enfants (1 000 petits malades recensés). Beaucoup de ces cas relèvent de la forme hémorragiques de la maladie et 30% sont en état de choc hypovolémique.
Une équipe MSF a été envoyée dans le service pédiatrique de l’hôpital de Kompong Cham, le seul de la province à pouvoir prendre en charge les cas sévères et où nous MSF mène un programme sida depuis 2003, afin de renforcer le personnel local et d’assurer les soins indispensables aux enfants atteints (réhydratation par voie intra veineuse). Une autre équipe va évaluer les possibilités de transfert des patients les plus critiques vers cet hôpital ou de décentralisation des soins car les fortes averses de la saison des pluies limitent les déplacements - notamment lorsque les malades doivent traverser le fleuve Mékong – et, par conséquent, l’accès aux soins.
»
En savoir plus sur la dengue
» 11 juillet / Somalie - Un membre du personnel national de MSF tué. Un membre du personnel national de MSF a été tué par balle dans la matinée du 9 juillet à Belet Weyne dans la région de Hiraan, en Somalie.
C’est avec beaucoup de tristesse que Médecins Sans Frontières (MSF) a appris le décès d’Ibrahim Abdi Isse, membre de son personnel national somalien et gardien à l’hôpital de Belet Weyne. Mr Abdi Isse a été tué par balle. Une affaire personnelle serait à l’origine de ce décès tragique. Cet incident a eu lieu dans le centre de la ville de Belet Weyne dans la région d’Hiraan.
MSF tient à préciser que le décès d’Ibrahim Abdi Isse n’est pas lié à ses activités avec l’organisation humanitaire médicale. Bien que sa mort tragique soit un choc pour MSF, cela n’influencera pas de manière négative son engagement dans la région d’Hiraan.
Nos pensées et condoléances vont à sa famille et à ses amis.
MSF est présente en Somalie depuis 1991. L’organisation gère des projets médicaux réguliers dans les régions de Bay, Galguddud, Hiiraan, Lower Shabelle, Middle Shabelle et Bakool. Depuis la reprise des combats après l’intervention militaire de l’armée éthiopienne, MSF pourvoit aux besoins des populations déplacées dans et autour de Mogadiscio.
» 29 juin / Cambodge - Urgence Dengue. Une épidémie de dengue frappe actuellement le Cambodge. Plus de 10.000 patients sont actuellement touchés et on compte près de 130 décès. L’année dernière, 6.000 cas avaient été recensés et l’épidémie avait causé la mort de 150 personnes. Le nombre de cas cette année est nettement plus important, alors même que le pic devrait survenir en juillet-août.
Dans l’hôpital de Kompong Cham, où MSF mène un programme de traitement du sida, 90 enfants sont déjà pris en charge par le ministère de la Santé et les admissions se montent à 20 nouveaux cas par jours. Les autorités, débordées par cet afflux de malades, ont demandé une aide extérieure pour faire face à l’épidémie. Nous avons déjà effectué des dons de matériel médical et de traitements. Nous continuons à documenter l’épidémie, pour pouvoir développer une réponse plus adaptée et, au besoin, renforcer notre équipe pour cette urgence.
La dengue est une infection virale transmise par des moustiques. Les enfants sont les plus vulnérables à cette maladie. Il n’existe ni vaccin préventif ni traitement curatif, la prise en charge des cas est symptomatique. La forme hémorragique, complication potentiellement mortelle, nécessite une prise en charge hospitalière.
» 27 juin / Kurdistan Irakien - Début d’intervention. Le 16 juin, nous avons obtenu l’autorisation de travailler dans un hôpital de Souleymaniye, ville située à 350 kilomètres au nord-est de Bagdad. Nous comptons y installer un centre de traumatologie pour assurer la prise en charge chirurgicale des grands brûlés d'une parts et des blessés nécessitant des actes chirurgicaux orthopédiques d'autre part. Nous avons également l'intention de mettre en place des salles d'urgences dans des hôpitaux périphériques pour la stabilisation des blessés en provenance des deux zones de violences de Kirkouk et Diyala.
» 26 juin / Darfour - Fin d’activité et ouverture de programmes. Nous venons de mettre un terme à nos activités à Mornay, dans l’Ouest Darfour, où les autres acteurs présents assurent les besoins essentiels des populations (soins, distribution de nourriture et d’eau potable). Dans le même temps, depuis Niertiti, nous avons démarré des consultations mobiles à Thur, dans une zone de forte insécurité, pour offrir un accès aux soins aux populations déplacées et nomades.
» 19 juin / RCA - Décès d'Elsa Serfass : « A une mort tragique s'ajoute une mort absurde ». L’APRD, groupe rebelle centrafricain, a affirmé lundi 18 juin 2007 à Radio France International avoir exécuté l’un de ses membres, auteur du coup de feu qui a tué notre collègue Elsa Serfass au nord-ouest de la République centrafricaine. MSF, avec l’assentiment de la famille, avait pourtant sollicité la clémence de l’APRD. « A une mort tragique s’ajoute une mort absurde », a déploré Jean-Hervé Bradol, président de Médecins Sans Frontières.
» 15 juin / Territoires palestiniens - Suspension de nos activités. Mi-mai, suite à la recrudescence des affrontements meurtriers inter-palestiniens ayant causé la mort d’une cinquantaine de personnes, nous avions été contraints d'évacuer notre personnel international et de suspendre notre programme sur la bande de Gaza. Une reprise limitée des activités avait été décidée début juin, mais du fait d'un contexte très tendu (attentats, kidnappings, lancers de roquettes artisanales palestiniennes, bombardements par l'armée israélienne...) et de l'intensification récente du conflit entres les factions palestiniennes, nous avons dû les interrompre à nouveau. Nous déciderons de leur reprise en fonction de l'évolution de la situation.
MSF travaille dans les Territoires palestiniens (Cisjordanie et Gaza) depuis 1989. Nos équipes y apportent un soutien psychologique, doublé d'une assistance médicale et sociale, aux familles qui sont exposées à la violence.
» 15 juin / Centrafrique - MSF rencontre le président centrafricain et un responsable politique de l’APRD. Suite au meurtre de notre collègue Elsa Serfass, lundi 11 juin, MSF a engagé des discussions avec les différentes parties au conflit dans le nord-ouest de la République centrafricaine pour éclaircir les circonstances de son décès et exiger des garanties sur les conditions d’exercice de l’assistance humanitaire dans la région.
Jeudi soir 14 juin, Graziella Godain, directrice des opérations de Médecins Sans Frontières a rencontré le président centrafricain Bozizé à Bangui. Elle lui a fait part des difficultés rencontrés par les acteurs humanitaires pour intervenir dans la région et a souligné le nécessaire respect de leur espace de travail par toutes les parties au conflit.
Aujourd’hui, vendredi 15 juin 2007 à Paris, Jean-Hervé Bradol, président de la section française de Médecins Sans Frontières, a rencontré Christophe Gazam Betty, un représentant politique de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et ancien ambassadeur de la République centrafricaine en Chine. Lors de ce rendez-vous, ce dernier a assumé l’entière responsabilité de son mouvement dans le décès de Elsa Serfass. Confirmant la version des faits décrite par MSF, il a exprimé ses condoléances et ses excuses, et s’est engagé à les transmettre par écrit à la famille d’Elsa. Christophe Gazam Betty s’est par ailleurs engagé à ce que son mouvement fasse tout son possible pour faciliter l’accès des organismes d’aide à la population affectée par le conflit.
MSF réitère sa condamnation du meurtre d’Elsa et prend acte des engagements de la direction politique de l’APRD.
Dans les jours et semaines à venir, la section française de MSF poursuivra cette série de discussions à l’issue de laquelle elle décidera de maintenir ou non ses programmes dans la région.
» 14 juin / Soudan - "Volunteer NGO of 2007" : MSF souligne la responsabilité du gouvernement. La République du Soudan a décidé d’attribuer le prix "Volunteer NGO of 2007" à Médecins Sans Frontières (MSF) en reconnaissance de son "travail humanitaire neutre et indépendant". MSF saisit cette opportunité pour mettre l’accent sur la crise qui perdure au Darfour.
"Au Darfour aujourd’hui, plus de 2 millions de personnes qui avaient fui leur maison sont actuellement prises au piège dans des camps, vivant dans des conditions difficiles. Le conflit et les violences se poursuivent alors que nos actions de secours sont entravées par l’insécurité", explique le Dr Christophe Fournier, président international de MSF.
"Au Darfour, toutes les parties au conflit doivent garantir la sécurité des populations civiles et celle des travailleurs humanitaires dans leurs missions d’assistance aux populations qui en ont besoin. MSF appelle également le gouvernement du Soudan à s’acquitter de ses obligations humanitaires envers sa population."
MSF reste inquiet de la confusion croissante entre l’action politique et l’assistance humanitaire impartiale dans les situations de conflit et réaffirme qu’elle continuera à être indépendante, impartiale et neutre, afin de fournir une assistance à ceux qui en ont le plus besoin.
» 13 juin / RCA - Précisions sur les circonstances de la mort de notre collègue Elsa Serfass. Précisions sur les circonstances de la mort de notre collègue Elsa Serfass en République Centrafricaine.
Lire notre communiqué de presse.
» 12 juin / Malnutrition - Déclaration commune PAM/OMS/Unicef. C’est une première : le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Unicef viennent enfin de publier une déclaration commune sur les nouvelles stratégies préconisée pour le traitement "communautaire" de la malnutrition aiguë sévère. Autrement dit, ce rapport officialise l’efficacité du traitement de la malnutrition sévère en ambulatoire, c’est-à-dire dans les familles et non de façon systématique dans un centre de santé ou un centre de nutrition, et ce grâce à l’utilisation d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi.
Le rapport pousse donc les gouvernements à adapter ces nouveaux protocoles de traitement de la malnutrition aiguë sévère. « Associée au traitement en centres de santé des enfants malnutris souffrant de complications médicales et mise en œuvre à grande échelle, la prise en charge communautaire de la malnutrition aiguë sévère pourrait prévenir le décès de centaines de milliers d’enfants », note le rapport. En effet, des quelques 10 millions d'enfants de moins de 5 ans mourrant chaque année dans le monde, plus de 5 millions des décès sont liés à la malnutrition aiguë.
Cette approche en ambulatoire est mise en place par MSF depuis plusieurs années. On peut espérer que cette annonce va pousser les pays à changer leurs protocoles. Reste un élément important : le prix des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi, qui reste toujours très élevé.
» 11 juin / RCA - Une volontaire de Médecins Sans Frontières tuée en République centrafricaine. C'est avec une immense tristesse que Médecins Sans Frontières a appris le décès d'une de ses volontaires en République Centrafricaine, tuée par balle aujourd'hui lors d'une mission exploratoire dans le nord-ouest du pays. Elsa Serfass, 27 ans, accomplissait sa première mission avec MSF en tant que logisticienne.
» 6 juin / Somalie - Un chauffeur somalien tué à Mogadiscio. MSF-Hollande fait régulièrement appel aux services d’une société de location de voitures avec chauffeur à Mogadiscio. Et lors d’un trajet de routine, le 5 juin, la voiture louée ne portant pas de logo MSF a été la cible de tirs par balle. Le chauffeur a été tué sur le coup et l’un des deux passagers, membres de l’équipe, a été blessé à la jambe. Son état est stable. Selon l’AFP, le chauffeur de la voiture MSF aurait été tué par erreur par des gardes du corps du premier ministre somalien. Toutefois MSF-Hollande ne confirme pas cette information et tente d’établir les circonstances détaillées de cet incident tragique. La situation est toujours tendue à Mogadiscio où MSF-Hollande intervient depuis plusieurs années et poursuit ses activités médicales.
» 5 juin / RDC - Après six ans au Katanga, départ d'Ankoro. En 2001, la République démocratique du Congo est en guerre. Une ligne de front traverse la province du Katanga où nous décidons d’intervenir pour prendre en charge les populations vivant dans les zones touchées par les violences et répondre aux épidémies. La rougeole est ainsi la cible de notre première campagne de vaccination à Ankoro. Au total, nous en mènerons sept dans le Katanga. Nous apportons aussi une réponse à deux épidémies de typhoïde. Et intervenons à sept reprises pour lutter contre des épidémies de choléra.
Après notre intervention d’urgence en 2002, suite au bombardement de la ville d’Ankoro, nous nous attelons à rétablir le fonctionnement de l’hôpital d’Ankoro pour en faire la structure de référence de la zone. Pour cela, nous réhabilitons presque tous les services de l’hôpital et travaillons ensuite sur la qualité des soins et la relance des activités médicales et chirurgicales pour intégrer finalement la prise en charge d’autres pathologies, comme la tuberculose ou les fistules vésico-vaginales fin 2006. La situation et les conditions de vie de la population s’améliorant, nous décidons de passer la main et de partir du Katanga, fin juin 2007.
» 26-27 mai / AG de MSF - Radicalisation des conflits : la nécessité d'adapter les secours. Lors de la 36ème assemblée générale de Médecins Sans Frontières, les 26 et 27 mai à La Plaine Saint Denis, le président de Médecins Sans Frontières a souligné la nécessité d’adapter la conduite de nos opérations de secours au contexte d’internationalisation et de radicalisation des conflits. Le docteur Jean-Hervé Bradol a également relevé les progrès réalisés dans nos pratiques médicales et tracé les axes prioritaires d’amélioration. Le rapport moral du président a enfin évoqué la croissance de l’organisation et de ses activités.
» 14 mai / Sri Lanka - Ouverture à Batticaloa. Le district de Batticaloa a compté jusqu’à 150 000 personnes déplacées, leur nombre ayant fortement augmenté après une offensive menée, ces derniers mois, par l’armée sri-lankaise contre la rébellion tamoule dans l’Est du pays. Ces personnes ont trouvé refuge dans des familles ou dans l’un des 90 camps disséminés le long du littoral. Pour faire face à leurs besoins au demeurant très variables d’un camp à l’autre, nous avons décidé d’apporter une aide médicale, d’améliorer l’approvisionnement en eau et de construire douches et latrines. Nous avons commencé, le 7 mai, en mettant en place des cliniques mobiles. Et en une semaine, notre équipe a pris en charge 788 patients.
» 9 mai / Côte d'Ivoire - Transfert de nos activités. Nos activités médicales à Bouaké, principale ville en zone nord de la Côte d'Ivoire, ont été passées au Ministère de la Santé. Nous avions ouvert le programme hospitalier en octobre 2002, dans une situation d’urgence. L’hôpital et les structures de santé périphériques ne fonctionnaient plus, aucune structure n’assurait les soins médicaux pour une population affectée par la guerre. Quatre ans après, les centres de santé périphériques sont maintenant en mesure d'assurer des soins primaires à l’essentiel de la population et le Ministère de la Santé affirme sa volonté de reprendre en main l'hôpital de référence de la région. MSF assurait le fonctionnement des services de médecine générale, pédiatrie, chirurgie et maternité, l’activité était en 2006 d’environ 1400 consultations externes et 1000 hospitalisations par mois. Les soins resteront gratuits dans un premier temps. Nous restons toujours présents en Côte d'Ivoire à Guiglo, dans l'ouest du pays.
» 25 avril / RDC - Urgences choléra et rougeole dans le Katanga. Dans cette province de la République démocratique du Congo (RDC), nous avons réalisé deux interventions d’urgence. De février à la mi-avril, nos équipes ont pris en charge plus de 1.100 patients atteints par le choléra dans la zone de Kabondo Dianda. Dans cette même zone, nous faisons une campagne de vaccination contre la rougeole pour les enfants âgés de six mois à quinze ans. Après avoir commencé la vaccination dans la région située aux abords du fleuve Congo, nous allons poursuivre à l’intérieur des terres. Au total, 70.000 enfants seront vaccinés. Nous avons aussi soigné quelque 200 enfants qui avaient contracté la maladie et prenons en charge en ambulatoire des enfants malnutris. Nos activités d’urgence devraient s’achever début mai dans le Katanga.
» 16 avril / RDC - Opérer des fistules dans la province du Katanga. Dans cette région de la République démocratique du Congo (voir la carte), nous avons réalisé un programme chirurgical à l’intention des femmes présentant des fistules vésico-vaginales. Le plus souvent, la fistule se forme lors d’un accouchement prolongé, lorsque la césarienne qui aurait été nécessaire n’a pu être faite, ou à l’occasion d’une grossesse compliquée. Pour les femmes, cela signifie une incontinence permanente et seule la chirurgie peut réparer cet handicap lourd et stigmatisant. De fin janvier à fin mars, nous avons opéré 52 femmes qui ont pu, par la suite, reprendre une vie normale.
» 6 avril / Procès Novartis - MSF défend son point de vue sur France Culture. « Brevets, traitements, médicaments génériques : où sont les limites de la propriété intellectuelle ? » C’est sur ce thème que Jean-Hervé Bradol s’est exprimé lors d’un débat lundi 2 avril sur France Culture avec un conseiller de l’industrie pharmaceutique, un représentant de l’Organisation mondiale de la Santé et un médecin hospitalier.
L’absence de recherche sur les maladies négligées ainsi que le procès intenté par le laboratoire Novartis contre la loi indienne sur les brevets ont pris une place prépondérante dans cette émission. Jean-Hervé Bradol a rappelé le « risque de pénurie de médicaments pour les malades des pays pauvres » si Novartis gagnait le procès, puisque « les prix des médicaments [serait] multipliés 5 à 30 fois ».
Cliquez ici pour écouter cette émission sur le site internet de France Culture.
» 6 avril / Tuberculose multirésistante - En Géorgie, les nouveaux patients devront attendre. L’approvisionnement en traitements contre la tuberculose multirésistante reste toujours aussi difficile, notamment en raison d’un nombre trop limité de fabricants pour chacun des médicaments nécessaires et des difficultés d’importation dans nos pays d’intervention.
La validation par l’Organisation mondiale de la Santé d’une version générique de la cyclosérine est donc une bonne nouvelle. En revanche, pour la capréomycine, autre molécule clé pour la plupart des patients souffrant de tuberculose multirésistante, le laboratoire américain Eli Lilly demeure l’unique producteur répondant aux normes de qualité internationales. En cas de retard de livraison, d’augmentation rapide du nombre de patients que nous soignons ou de problèmes dans la gestion de notre stock, nous ne disposons pas de la souplesse nécessaire pour organiser en urgence un approvisionnement complémentaire de nos projets.
Pour ne pas risquer de rupture de stock dangereuse pour les malades, nous avons donc pris la décision de suspendre temporairement les inclusions de nouveaux patients dans notre projet en Géorgie. Parallèlement, nous prévoyons d’augmenter nos stocks de sécurité pour être capables de pallier les fluctuations dans l’approvisionnement.
» 4 avril / Tchad - Nouvelles attaques, aide d’urgence. Depuis dimanche 1er avril, suite à des combats dans les villages de Tioro et Marena à l’est du Tchad, notre équipe a apporté en urgence une assistance (soins et eau potable) aux 3.000 personnes déplacées par ces violences. Dans l’ensemble du département du Dar Sila, on estime désormais à des dizaines de milliers le nombre de déplacés, dont près de 40.000 regroupés autour de Goz Beida, la préfecture. L’assistance apportée à ces populations est encore trop limitée. Nous menons actuellement une évaluation des besoins des déplacés dans cette zone, alors que le contexte sécuritaire reste très tendu et limite les possibilités d’intervention.
» 30 mars / Novartis - Le procès avance, la pression s'accentue... . Les audiences du procès intenté par Novartis contre la la section 3(d) de la loi indienne sur les brevets ont repris cette semaine et doivent se poursuivre lundi devant le tribunal de Chennai. La mobilisation contre cette procédure ne faiblit pas. Après Michel Kazatchkine (directeur général du Fonds Mondial, voir son interview), de nombreuses personnalités du monde médical, politique, économique ou littéraire ont apporté leur appui. La semaine dernière, plus de dix membres du Parlement allemand ont soutenu publiquement le Premier ministre indien afin de l’encourager dans sa lutte pour l’accès à des médicaments à prix abordables pour les pays pauvres. Grâce à cette mobilisation internationale, le gouvernement indien a pu cette semaine présenter officiellement aux juges une lettre du député américain Waxman ainsi que celle de parlementaires européens qui demandent à Novartis d’abandonner son procès.
» 29 mars / Guinée - Pas d’intervention. Suite à la mission exploratoire entamée fin février en Guinée, il a été décidé de ne pas ouvrir de projet dans ce pays. En effet, après les violentes émeutes du mois de février qui ont fait près de 200 morts et de nombreux blessés, la situation est redevenue calme. L’état de siège a été levé le 23 février, et le nouveau Premier ministre nommé, Lansana Kouyaté, a annoncé aujourd’hui la formation de son gouvernement.
» 29 mars / Tchad - L’insécurité à Dogdoré nous oblige à suspendre nos activités.. Dogdoré, ville de l’est du Tchad actuellement aux mains des forces rebelles, compte 18.000 déplacés que notre équipe approvisionnait en eau. Nous fournissions aussi des soins médicaux - hospitalisation et consultations - dans un hôpital de 30 lits pour les résidents et les personnes déplacées. Mais, suite à trois graves incidents de sécurité survenus ce mois-ci - des braquages armés visant des membres de notre équipe -, nous avons suspendu toutes nos activités. Même si les besoins de la population en eau et en soins sont très importants, l’insécurité ne nous permet pas de continuer à y déployer des secours. Nous prenons contact avec l’ensemble des parties au conflit et les autres acteurs humanitaires pour expliquer les raisons de cette suspension et procédons à une évaluation de la situation des populations déplacées dans le reste du département du Dar Sila pour y déployer de nouvelles activités.
» 29 mars / Thaïlande - Abbott critiqué mais droit dans ses bottes.. Le laboratoire pharmaceutique américain Abbott et le gouvernement thaïlandais n’ont pour l’instant pas réussi à trouver un terrain d’entente. Fin janvier, le ministre de la Santé thaïlandais a émis une licence obligatoire autorisant son industrie nationale à produire une version générique du Kaletra, un antirétroviral clé pour les malades du sida nécessitant un traitement de deuxième ligne. En représailles, Abbott a annoncé qu’il suspendait l’enregistrement en Thaïlande de ses nouveaux médicaments – y compris le Kaletra thermostable.
» 28 mars / RDC - A Kinshasa, retour au calme et soutien aux hôpitaux.. Après deux jours de combats à l’arme lourde, jeudi 23 et vendredi 24 mars, entre troupes gouvernementales et hommes de l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba dans un quartier de la capitale congolaise, la situation est calme.
» 28 mars / Territoires palestiniens - Un village inondé par des eaux usées.. Suite à l’effondrement d’un bassin de rétention des eaux usées, un village bédouin situé dans le nord de la bande de Gaza a été inondé. Cet accident survenu le 27 mars a fait au moins six morts et détruit plus de 130 maisons. Les eaux d’égouts ont envahi les rues de ce village et près de 70% des maisons. L’Agence de secours des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens distribue des tentes et du matériel de première urgence. Pour fournir de l’eau potable à la population sinistrée, MSF installe des réservoirs d’eau, achemine de l’eau par camion, distribue des jerrycans et du savon, et apporte aussi une aide à un centre de soins. Enfin, nos trois psychologues sont sur place pour voir leurs anciens patients et offrir un soutien psychologique à d’autres personnes.
» 26 mars / Burkina Faso - Méningite : pas d’argent, pas de vaccins.. Pour contrer l’épidémie de méningite déclarée fin février au Burkina - 10.796 cas dont 801 décès à ce jour -, une campagne de vaccination de masse à laquelle MSF participe est en cours dans le pays, ciblant 3,35 millions de personnes. Mais, faute d’argent, la livraison de 1,7 millions de doses de vaccin est bloquée. Dans un communiqué de presse, nos collègues qui interviennent au Burkina Faso appellent donc les bailleurs de fonds à apporter au moins un million d’euros en urgence aux autorités burkinabé pour ne pas mettre en danger l’efficacité de la réponse à l’épidémie.
» 16 mars / Thaïlande - Kaletra générique: la réplique inacceptable d'Abbott.. Furieux de la décision du gouvernement thaïlandais d’autoriser la production d’une version générique du Kaletra, les laboratoires Abbott ont pris des mesures de rétorsion inacceptables. Ils ont annoncé qu’ils n’enregistreraient pas sept de leurs médicaments en Thaïlande, dont la nouvelle version du Kaletra résistante à la chaleur, un antirétroviral vital pour un nombre croissant de malades du sida. « Cette tactique prend de facto les patients en otage », dénonce Tido von Schoen-Angerer, directeur général de la Campagne pour l’accès aux médicaments essentiels.
» 13 mars / RDC - Pédiatrie à Rutshuru : 70% des admissions dues au paludisme. Chaque année, deux pics saisonniers de paludisme touchent la région de Rutshuru, au Nord-Kivu (voir la carte). Le deuxième pic, commencé en octobre 2006, touche aujourd’hui à sa fin. Pour y faire face, notre équipe à l’hôpital de Rutshuru a renforcé les capacités d’hospitalisation du service de pédiatrie, où 70% des enfants étaient admis en raison d’un paludisme sévère. De novembre 2006 à février 2007, 4.000 cas de paludisme ont été pris en charge par MSF à l’hôpital et dans des centres de santé périphériques.
» 8 mars / Mozambique - L’aide insuffisante après les inondations.. Voici bientôt un mois, des inondations ont ravagé les bords du Zambèze et entraîné le déplacement de 136.000 personnes. Aujourd’hui, la section suisse de MSF qui intervient sur place constate le manque d’assistance, particulièrement dans certains districts. Plus de 25.000 déplacés n'ont encore reçu aucune aide matérielle ou alimentaire, et la tension liée à l’absence totale de nourriture est bien réelle dans plusieurs camps.
» 7 mars / Procès Novartis - Audience reportée, Novartis s’entête. . L’audience qui devait se tenir hier devant le tribunal de Chennai dans le cadre du procès intenté par Novartis à l'Etat indien a été annulée, pour cause d'indisposition du juge. Cette ultime audience est désormais programmée le 26 mars. Le tribunal devrait alors annoncer à quelle date il compte rendre son verdict, vraisemblablement au mois d’avril.
» 7 mars / RDC - Urgence à l'hôpital de Rutshuru.. En février, l’activité chirurgicale de l’hôpital de Rutshuru a augmenté, avec 230 interventions dont 70% en urgence. La plupart étaient des césariennes, mais beaucoup d’autres concernaient des blessures liées à la violence. Pour faire face à ce pic d’activité, l’équipe chirurgicale travaille 14 heures par jour.
» 6 mars / Tchad - Equipe réduite à Dogdoré.. En raison de l’insécurité croissante dans cette région de l’est du Tchad (voir la carte), notre équipe a été réduite à Dogdoré, où nous menons un programme d’aide aux populations déplacées. Soixante-dix membres du personnel national sont restés sur place pour assurer l’approvisionnement en eau de ces populations et le fonctionnement a minima des activités médicales.
» 1er mars / Sud du Soudan - Méningite: la vaccination commence.. Une première campagne de vaccination est lancée aujourd'hui dans le nord du Bahr el Ghazal (voir la carte), dans les district d’Aweil West et Aweil North, ciblant 250.000 personnes. Une autre équipe MSF va démarrer la semaine prochaine une campagne de vaccination dans la ville de Juba, où le seuil épidémique a été franchi, qui ciblera cette fois 160.000 personnes. Pour le moment, les équipes MSF sont composées de 20 expatriés et 120 soudanais.
» 23 février / Guinée - Mission exploratoire au sud-est.. Alors que l’état de siège et le couvre-feu sont toujours en vigueur en Guinée, nous avons décidé de mener une mission exploratoire. Notre coordinatrice médicale au Liberia et une deuxième personne avec un profil non médical ont franchi la frontière aujourd’hui pour évaluer la situation en Guinée Forestière. C’est dans cette région, au sud-est du pays (voir la carte), que MSF avait mené entre 2002 et juillet 2005 deux projets d’assistance aux réfugiés fuyant le conflit au Liberia, dans le camp de Kuankan et dans la ville voisine de Macenta.
» 20 février / Kenya - Fièvre hémorragique : intervention d’urgence terminée. . Fin décembre, nous étions intervenus en urgence dans le nord-est du Kenya (voir la carte) sur une épidémie de « fièvre de la Vallée du Rift », une fièvre hémorragique potentiellement mortelle. Dans le district d'Ijira (région de Garissa) où s’est installée l’équipe MSF, le nombre de nouveaux cas a décliné très rapidement. Depuis le 25 janvier, il n’y a eu que 2 nouveaux cas suspects. Au total, le bilan dans le district d’Ijira est de 139 cas suspects de fièvre hémorragique, dont 18 confirmés par examen biologique, et de 27 décès.
» 20 février / Népal - Pas d'intervention dans le Terail. . Suite à la mission exploratoire (voir ci-dessous la brève du 31 janvier) dans la région du Terail, entre Birganj et Rajbiraj (voir la carte), où avaient lieu depuis plusieurs jours des affrontements entre des factions maoïstes dissidentes et la police, nous avons finalement décidé de ne pas ouvrir de projet. En effet, les blessés sont bien pris en charge dans les hôpitaux qui ne manquent ni de matériel, ni de personnel (chirurgiens, médecins, infirmiers...).
» 16 février / Sud du Soudan - Campagne de vaccination méningite. . L'équipe MSF partie en mission exploratoire au sud du Soudan suite à des cas de méningite (voir la brève du 7 février dernier) nous confirme que les seuils épidémiques ont été franchis dans la région d’Aweil, dans le nord du Bahr El Ghazal. Les populations de 3 aires de santé sont touchées par cette épidémie. Notre équipe s’organise donc pour mener une campagne de vaccination pour une population cible de 230.000 personnes. En parallèle, les équipes ont d’ores et déjà démarré la prise en charge des malades.
» 15 février 2007 / Génériques - Thaïlande : l’OMS rectifie le tir. . Le 26 janvier dernier, le ministère de la Santé thaïlandais a émis une licence obligatoire sur le Kaletra, antirétroviral (ARV) utilisé pour traiter les malades du sida, fabriqué par le laboratoire américain Abbott. Par cette décision, il autorise son industrie locale, le GPO (Governement Pharmaceutical Office), à passer outre le brevet en vigueur afin de produire une version générique de cet ARV, utilisé pour les patients devenus résistants aux premières lignes de traitement. Le ministère de la Santé thaïlandais avait ainsi évoqué le droit des malades thaïlandais d’accéder à ces médicaments essentiels à leur survie, mais inaccessibles en raison de leur coût. Une décision d’ailleurs saluée par Médecins Sans Frontières comme une décision courageuse, tant les pressions des lobbies pharmaceutiques sont fortes pour tenter de décourager de type d’initiative.
» 15 février / Procès Novartis - Des personnalités soutiennent notre pétition.. Le procès intenté par Novartis a repris aujourd’hui en Inde et se poursuivra demain. La mobilisation contre cette action en justice prend de l’ampleur. Ruth Dreifuss, ancienne présidente de la Confédération suisse a annoncé aujourd’hui son soutien à l’appel lancé par MSF demandant au laboratoire de retirer sa plainte, déjà signé par 300.000 personnes.
» 13 février / Procès Novartis - Commission Mashelkar : un rapport sous influence.. Attention, un rapport peut en cacher un autre. Présenté comme le travail d’un groupe d’experts indépendants, brandi par Novartis comme un argument à charge contre l’article 3d de la loi indienne sur les brevets, le « rapport Mashelkar » - commandité par le ministère indien du Commerce et de l’Industrie - est en réalité sous forte influence des grands laboratoires pharmaceutiques. C’est ce qu’a découvert un collectif d’avocats indiens, conseils juridiques d’associations de patients. De fait, ont-ils remarqué, certaines des conclusions de ce document sont un simple copié-collé d’un autre rapport de l’Intellectual Property Institute, organisation de lobbying soutenu par l’industrie pharmaceutique !
» 12 février / Guinée - Les émeutes continuent, les blessés affluent.. Ce week-end encore, les émeutes se sont poursuivies en Guinée et ont fait plus de 20 victimes à Conakry, la capitale, et dans d’autres villes. Les équipes de la section belge de Médecins Sans Frontières, présentes à Conakry et à Guéckédou pour des projets de prise en charge des malades du sida, ont reçu du matériel et été renforcées pour pouvoir prendre en charge des blessés.
» 9 février / Indonésie - Intervention limitée après les inondations à Djakarta. . Une équipe d’urgence de la section belge de Médecins Sans Frontières s’est efforcée d’apporter des secours, malgré l’extrême difficulté de se déplacer dans la capitale inondée. Nos collègues ont réalisé près de 800 consultations médicales pour des patients souffrant principalement d’infections respiratoires ou cutanées et de diarrhées, problèmes classiques chez les personnes déplacées suite à une catastrophe naturelle. Par ailleurs, 2.554 kits d’hygiènes et couvertures ont été distribués, ainsi que de la bâche plastique pour construire des abris temporaires. Le niveau des eaux a commencé à baisser et l’intervention ne devrait pas se prolonger, même si l’équipe reste vigilante pour répondre à d’éventuels besoins supplémentaires.
» 7 février / RDC - Katanga - Une épidémie de choléra éclate au centre.. Après les inondations dans le centre du Katanga (voir la carte), une épidémie de choléra a commencé. La semaine dernière, nous avons recensé 420 cas de choléra, dont 14 décès dans la zone de santé de Kabondo Dianda (près du fleuve, à une centaine de kilomètre à l’est de Mitwaba). Notre équipe déjà présente dans la région est en train d'ouvrir 6 unités de traitement de choléra dans les aires touchées pour prendre en charge les malades.
» 7 février / Sud du Soudan - Mission exploratoire méningite.. Deux équipes MSF, composées chacune d’un médecin et d’un logisticien, mènent actuellement deux missions exploratoires dans le sud du Soudan (voir la carte), suite à des suspicions d’épidémie de méningite. La première équipe réalise son évaluation dans le nord de la province du Bahr El Ghazal, dans le district d’Aweil ouest, qui couvre une population estimée à 150.000 personne, la seconde dans le Western Equatoria, dans la ville de Yei proche de Juba, une zone de 40.000 habitants. Ces évaluations visent à récolter plus précisément des données, notamment le nombre de cas, afin de déterminer la stratégie d’intervention la plus appropriée.
» 6 février / Tchad - Nouveaux blessés à Adré.. L’équipe MSF présente dans l’hôpital d’Adré, à l’est du Tchad (voir la carte), a reçu aujourd’hui 5 nouveaux blessés, suite à une fusillade. Parmi eux, un enfant blessé à la tête est décédé à son arrivée à l’hôpital.
» 1er février / Ouganda - Vaccination contre la méningite. . La troisième semaine de janvier, l’Organisation mondiale de la Santé et les autorités sanitaires ougandaise ont déclaré une épidémie de méningite dans la plusieurs districts de la région du West Nile, au nord-ouest du pays, où MSF mène depuis plusieurs années un projet de traitement des malades du sida. Au 28 janvier, le nombre de cas de méningite enregistrés dans les districts d’Arua et de Koboko atteignait 466, et 12 malades sont déjà décédés.
» 1er février / Tchad - Combats à Adré.. Plus de cent blessés pris en charge par MSF. Adré, à l'est du Tchad a été attaquée ce matin par un groupe rebelle. La ville a été en proie a des combats pendant plusieurs heures. L'équipe de Médecins Sans Frontières qui mène un programme chirurgical dans l'hôpital de la ville a pris en charge entre 100 et 120 blessés, dont une vingtaine de cas graves. De nombreux civils figurent parmi les victimes.
» 31 janvier / Népal - Le sud s’embrase, une mission explo part . Dans le Terail (la bande au sud du Népal, plaines frontalières avec l’Inde, voir la carte), deux factions maoïstes dissidentes et bien armées se battent à la fois contre l’armée gouvernementale et les troupes maoïstes. La situation est inquiétante et pourrait durablement dégénérer. Nous avons donc envoyé ce matin une mission exploratoire vers Birganj, au sud de Kathmandou. Les quatre personnes de l’équipe (notre coordinatrice médicale, deux logisticiens et un chauffeur) vont, pendant une dizaine de jour, évaluer l’impact du conflit sur les habitants du Terail (particulièrement en matière d’accès aux soins) ainsi que la capacité des hôpitaux de la zone à prendre en charge d’éventuels blessés. En fonction de leurs observations, nous déciderons ou non d’intervenir.
» 29 janvier / Novartis - Procès reporté au 15 février, 235.000 signataires de la pétition de MSF.. Le procès intenté par l'entreprise pharmaceutique Novartis contre l'Etat indien, qui devait reprendre aujourd'hui devant la Haute Cour de Chennai, a été repoussé au 15 février. Médecins Sans Frontières demande toujours au laboratoire de cesser immédiatement ses poursuites judiciaires en Inde. La pétition que nous avons lancée a déjà recueilli 235.000 signatures.
» 26 janvier / RDC - Katanga : le fleuve déborde.. Dans le centre et le nord du Katanga, en République démocratique du Congo, la saison des pluies actuelle est particulièrement importante depuis la mi-décembre. Le niveau du fleuve Congo et de ses affluents et des lacs a atteint son plus haut niveau depuis 1979, d’après les habitants ! Les dégâts sont considérables, avec environ 5 000 maisons détruites et quelques milliers de personnes sinistrées. Nous allons distribuer des articles de secours (bâches plastiques, couvertures, jerrycans) à environ 1 000 familles, notamment à Ankoro et Kisenga, les deux villes où nous travaillons déjà. Nous ne pensons pas pour le moment intervenir ailleurs, car une d’autre ONG a prévu des distributions pour environ 5 000 familles le long du fleuve.
» 26 janvier / RDC - Début des activités chirurgicales pour les fistules vésico-vaginales.. Notre chirurgien a commencé à opérer le 20 janvier à Ankoro et à ce jour 10 femmes ont déjà bénéficié de ces soins spécifiques.