La dengue
La dengue est une fièvre virale transmise à l’homme par la piqûre d’un moustique, l’Aedes (essentiellement l’Aedes aegypti). Si la forme simple de la dengue est une maladie bénigne, la forme grave de la maladie, qui concerne 1% de l’ensemble des cas dans le monde, peut être mortelle.
» 50 millions de cas chaque année. La dengue est une maladie endémique dans plus de 100 pays d'Afrique, des Amériques, de la Méditerranée orientale, de l'Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental. Depuis la fin du vingtième siècle, les épidémies sont en effet devenues communes dans les régions subtropicales et surviennent essentiellement en zone urbaine. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que 50 millions des cas de dengue surviendraient chaque année, dont 500.000 cas de forme hémorragique, et la maladie provoquerait 22.000 morts, essentiellement chez les enfants.
» Dengue simple et dengue hémorragique.
Il existe deux formes de dengue : une forme simple et une forme grave. La forme simple est un syndrome grippal avec une fièvre élevée, de fortes céphalées et des douleurs musculaires s’accompagnant d’une éruption cutanée. Bien que très invalidante, la forme simple de la dengue est une maladie bénigne.
En revanche, la forme grave de la maladie, la dengue hémorragique, peut être mortelle. Elle se manifeste par une augmentation du volume du foie (hépatomégalie), de troubles de l’humeur (irritabilité, obnubilation, léthargie) et de signes hémorragiques (micro-saignements cutanés, gingivaux, intestinaux ou cérébraux). En l’absence d’un traitement intensif, elle est responsable du décès d’un malade sur cinq. Les décès surviennent le plus souvent chez les nourrissons et les jeunes enfants.
Un épisode de dengue confère une immunité permanente contre le type de virus responsable. Mais il existe quatre sérotypes différents : pour être totalement immunisé contre la maladie, il faut donc avoir contracté les 4 types. Dans le cas contraire, à chaque épisode de dengue d’un nouveau type, les symptômes sont plus importants et le risque de développer une dengue hémorragique est plus élevé.
» Traitements symptomatiques.
Il n’existe ni traitement préventif - il n’existe pas de vaccin - ni traitement curatif spécifique de la dengue. La prise en charge thérapeutique consiste donc à traiter les symptômes. Dans le cas de la forme simple, il s’agit de calmer les douleurs et la fièvre.
Pour la forme hémorragique, une hydratation importante du malade s'impose, par voie oral ou, si nécessaire, par des perfusions de fluides en intraveineuses. Une prise en charge rapide et intensive est efficace et permet de réduire la létalité (le nombre de décès par rapport au nombre de cas) à 1%.
» Prévention.
Le moustique est le seul vecteur de la maladie qui ne se transmet pas d’homme à homme. Le seul moyen de se prémunir individuellement contre la prolifération des moustiques consiste à utiliser moustiquaires et répulsifs. De manière collective, la lutte contre les vecteurs inclut à la fois la destruction des gîtes larvaires (les lieux de ponte des moustiques) et la pulvérisation d’insecticide.
Photo : © Chum Sokhoeun / MSF / Cambodge
Infos : Complément : Carte C.D.C source 2005
Infos : Complément : Carte C.D.C source 2005
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