» RDC NORD KIVU - le choléra et la malnutrition viennent s’ajouter à la souffrance extrême des populations du Nord Kivu
MSF s'alarme de la situation des populations du Nord Kivu qui se trouvent aujourd'hui dans un état de vulnérabilité extrême. Les déplacements de...
Descriptif général
Le choléra est une infection intestinale aiguë très contagieuse transmise par de l'eau souillée.Chez la personne atteinte, le développement de la maladie est très rapide, voire fulgurant. Elle entraîne des pertes d’eau massive de l’organisme qui, si elles ne sont pas compensées, aboutissent au décès du patient.
Le diagnostic initial repose sur la mise en évidence du germe responsable ; le vibrion cholérique et de ses caractéristiques précises (sérotype).
Le plus souvent la maladie va se diffuser sous forme épidémique et atteindre chaque semaine un grand nombre de personnes. (On parle de taux d‘attaque).
Dans cette situation pour accélérer la prise en charge et devant des signes cliniques facilement reconnaissables et impressionnants, on se contentera d’un diagnostic présomptif dès la confirmation de la présence au sein d’une population d’un vibrion virulent.
Vomissements et diarrhées profuses sont les signes prédominants et reflètent l’agression des tissus intestinaux.
Le traitement consiste à compenser ces pertes d’eau et des principaux oligo-éléments et fournir les besoins habituels pour éviter toute déshydratation.
Dans les cas grave cela revient à perfuser 8 à 12 litres par personne et par jour et l’hospitalisation est nécessaire. Les jeunes enfants et les personnes âgées y sont les plus sensibles, de même que les personnes prenant des antiacides car notre défense naturelle est l’acide gastrique qui détruit le vibrion.
Dans les cas plus simples, et lorsque la voie orale est possible, le traitement peut se faire en ambulatoire.
Malgré la rapidité d’apparition des symptômes et leur gravité, le rétablissement du patient est spectaculaire. La force du vibrion cholérique réside dans la rapidité de sa multiplication et non dans sa résistance.
Les épidémies vont se développer le long des voies d’eau mais aussi des axes de déplacement humains et de transports de marchandises car le vibrion n’a pas besoin de beaucoup d’eau pour résister dans la nature; la sueur suffit. Une seule goutte d’eau peut contenir des millions de germes. Cette transmission de proche en proche peut durer des années et l’épidémie faire le tour du monde (on parle de pandémie).
En matière de santé publique, la lutte contre le choléra nécessite donc la mise à disposition de grande quantité d’eau sous forme naturelle décontaminée ou sous formes de liquides de perfusions, la décontamination des sources souillées, une hygiène très stricte dans les structures médicales pour ne pas qu’elles deviennent à leur tour de points de contamination.
Angola, 2007 © MSF
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